Face à la recrudescence des cas de Covid-19, les centres de dépistage sont sous pression depuis quelques semaines, partout en province de Liège.

Dans ce contexte difficile, l’Association des Généralistes de l’Est francophone de Belgique (Agef.be), qui représente près de 250 médecins généralistes au sein de 24 communes, a fait le point sur la situation actuelle dans les centres de testing Covid de l’arrondissement verviétois.

"Le problème est que le nombre de cas positifs est en augmentation croissant. Il est quatre fois supérieur à il y a un mois, s’inquiète le médecin et président de l’association Michel Meuris. Les chiffres évoluent chaque semaine". Les principales causes selon lui ? "Le relâchement de quelques personnes face aux recommandations" dans le cadre familial ou amical, mais aussi la rentrée scolaire. "On a vu une explosion de cas positifs chez les jeunes". Le virus ne circule pas tellement dans les classes, "mais surtout durant le trajet à l’aller et au retour de l’école".

Alors qu’après confinement, l’arrondissement de Verviers ne comptait qu’un centre de testing (Gérardchamps) et un centre de pré-tri (Maison Cavens), il compte désormais 12 sites. "Tous sont surchargés". Mais le problème se situe surtout au niveau des laboratoires d’analyse "qui arrivent à saturation". C’est pourquoi "nous recommandons à nos médecins de prioriser les tests", à savoir ne tester en priorité que les patients symptomatiques adultes et enfants de plus de 6 ans, les patients asymptomatiques à risque élevé, les cohabitants de personnes à risques et les collectivités de soins.

Selon Michel Meuris, "tous les asymptomatiques non à risque doivent se mettre en quarantaine et ne pas faire automatiquement un test", pour ainsi désengorger les centres de dépistage. Il fustige par ailleurs l’obligation venant de directeurs d’école de faire réaliser un test aux élèves pour rentrer à l’école, "la quarantaine suffit".

Des équipes mobiles

Suite à un appel à projet de l’Aviq, l’Agef.be a créé l’Outbreak Support Team (OST) : deux infirmières vont dans les collectivités (entreprises, etc.) sensibiliser, appliquer les procédures ou trouver des pistes de solution face au virus. Par ailleurs, l’Inami a mis en place un consortium, soit une équipe spécifique de soins infirmiers à domicile pour suivre des patients touchés par le Covid-19, permettant ainsi d’éviter la contamination croisée avec des patients non infectés. Si l’Agef.be s’organise, l’association fustige cependant les subsides qui ne suivent pas. "En termes de finance, il y a urgence pour continuer à fonctionner". Elle recommande par ailleurs une coordination provinciale et la création de trois villages sur la province pour tester les personnes asymptômatiques.