Le ministre wallon Willy Borsus a octroyé le permis de démolition des maisons voisines expropriées.

Après un rebondissement inattendu, la nouvelle prison de Verviers devrait donc, comme le souhaite la Régie des Bâtiments, gestionnaire immobilier de l’État fédéral, être bel et bien reconstruite sur le site de l’ancienne prison, qui avait été fermée en 2013 et démolie en 2017.

En effet, en juin dernier, la fonctionnaire déléguée de la Région wallonne n’avait pas accordé le permis déposé par la Régie des Bâtiments visant la démolition d’une quinzaine de maisons déjà expropriées et voisines de l’ancien centre de détention. Ces maisons devaient être démolies pour mener le projet de construction d’une nouvelle prison en respectant les normes de sécurité actuelles.

Suite au recours de la Régie des Bâtiments, le ministre wallon de l’Aménagement du Territoire, Willy Borsus (MR) a dû trancher : il a finalement validé le permis, en allant donc à l’encontre de la position de la fonctionnaire déléguée. "Il s’agit d’une décision pragmatique, afin de ne pas hypothéquer un projet essentiel pour Verviers", souligne Freddy Breuwer (MR), échevin verviétois du Développement Territorial, "la Ville sera néanmoins vigilante, sur l’aspect de l’aménagement du territoire, à la bonne intégration du projet à son environnement urbanistique".

La démolition de ces maisons expropriées devrait intervenir dans les prochains mois. Ensuite, en ce qui concerne la conception, la construction, le financement et l’entretien de la nouvelle prison, la Régie des Bâtiments, propriétaire du terrain, fera appel à un partenariat public-privé. Une procédure de marché public sera lancée et la demande de permis devra alors être déposée auprès des autorités communales. La fin des travaux et la mise à disposition de la nouvelle prison sont attendues pour 2024.