Le conseil communal de la Ville de Herve a récemment voté le budget 2020 de la localité. Du côté de l’opposition, le groupe EPH (Ensemble pour Herve), emmenée par la conseillère Marie-Martine Schyns, a d’abord attiré l’attention sur les investissements et la dette : "10,5 millions d’euros d’investissements sont prévus, dont 8,3 millions d’euros concernent des projets reportés de l’an dernier. La majorité annonce un emprunt de 7,3 millions d’euros, ce qui mènerait la dette en fin d’exercice 2020 à 31,2 millions d’euros, montant jamais atteint auparavant", relate-t-on au sein du groupe d’opposition.

Mais, précise-t-on du côté d’EPH, "la majorité a annoncé aussi qu’au vu des projets concernés, on peut s’attendre à ne contracter qu’environ 2 à 2,5 millions d’euros et l’emprunt de 2,4 millions d’euros pour le site Chapelier, inscrit en 2020 pour l’équilibre du projet, ne sera vraisemblablement pas contracté entièrement en 2020". Le groupe d’opposition a alors "demandé quel autre projet ne se ferait pas durant cette année. L’échevin des Finances a évoqué la tour panoramique, la rue Albert Leclercq à Xhendelesse, les logements avenue Dewandre, la liaison cyclo-piétonne", ajoute-t-on au sein d’EPH.

Le groupe d’opposition a également souligné des points positifs dans le budget, comme la réduction des coûts énergétiques, la mise en place d’un schéma de développement communal ou la stabilité des dépenses de personnel.

"En résumé, il y a des éléments positifs, mais il n’y a pas de souffle nouveau, la dette augmente, et surtout, la méthode n’est toujours pas assez participative à nos yeux, aussi bien avec les citoyens qu’avec les conseillers communaux", ont conclu les élus EPH.