Rencontre avec le député fédéral verviétois Malik Ben Achour (PS).

Fils d’une mère issue d’une famille ouvrière et d’un père tunisien qui avait immigré dans les années 1970 pour réaliser des études d’ingénieur, Malik Ben Achour, né en 1979, a grandi dans une cité verviétoise, sur les hauteurs d’Ensival, au sein d’une famille de quatre enfants.

"Cette double origine m’a donné un regard particulier sur certains enjeux de société, comme l’égalité, l’émancipation sociale, la lutte contre le racisme, commence l’intéressé. J’ai aussi côtoyé à l’école des personnes issues des classes moyennes et supérieures, et ça m’a mis au carrefour de beaucoup de catégories sociales et culturelles."

La conscience politique du Verviétois s’est éveillée dès son enfance et s’est renforcée à son adolescence, lors de laquelle il a fréquenté, en Flandre, à Bruxelles et à l’étranger, des scènes musicales underground travaillées par des mouvances de gauche radicale. C’est à cette époque qu’il est notamment devenu végétarien.

Après avoir découvert en fin de secondaire les textes de Nietzsche et de Marx dans un vieux manuel de son père, Malik Ben Achour a décidé de réaliser des études en philosophie "pour comprendre ces textes qui [le] fascinaient", explique-t-il. À la suite de son brillant parcours universitaire, il a obtenu une licence en philosophie et un diplôme d’études approfondies en relations internationales à Liège, ainsi qu’un diplôme d’études approfondies en philosophie à la Sorbonne, à Paris.

Arrivant en 2003 sur le marché de l’emploi, Malik Ben Achour "a galéré pendant plus d’un an avant de trouver un travail en 2004, comme collaborateur au parlement wallon", précise-t-il. Son entrée en politique date du scrutin local de 2006 sur la liste PS, le parti le plus capable, selon Malik Ben Achour, de faire changer les choses sur le plan social . Élu conseiller dès sa première élection, il est devenu échevin en 2010, poste qu’il a occupé, avec une interruption de 2012 à 2015, jusqu’à son entrée au parlement fédéral cette année.

Député à la Chambre, Malik Ben Achour figure dans les commissions des Affaires Étrangères, de l’Environnement et des Finances. "Ce sont mes trois combats de toujours : la solidarité internationale, l’urgence climatique et les enjeux liés à la redistribution des richesses et à l’égalité. Pour moi, le fondement de l’engagement politique, c’est la volonté de comprendre le monde et de le transformer", relate l’intéressé.

Enfin, à côté de sa vie politique, Malik Ben Achour, qui est père de trois enfants, a ouvert son magasin de sneakers, Wise Up , en plein centre de Verviers. Lancé en mars 2018, ce commerce de baskets citadines constitue sa "petite bulle de respiration en dehors du politique", conclut-il.