Un trentenaire a comparu vendredi devant le tribunal correctionnel de Verviers pour détention et diffusion d'une centaine de milliers d'images à caractère pédopornographique.

Les faits ont été découverts en 2017, après un signalement d'Interpol. Une perquisition a été menée au domicile du prévenu, où plus de 100.000 photos et 530 vidéos mettant en scène des enfants ont été mises au jour après analyse du matériel informatique saisi.

Le trentenaire, qui est informaticien, a soutenu à l'audience qu'il n'avait pas connaissance de la diffusion des images, malgré l'installation d'un logiciel de partage peer-to-peer sur son ordinateur.

"Il ne s'agit pas là d'un accident de parcours", a souligné le parquet. "Même si le prévenu estime qu'il détenait une quantité 'moyenne' d'images, la période infractionnelle s'étend sur près de quatre ans, entre 2013 et 2017, et plus de 100.000 photos ont été retrouvées sur son ordinateur", a martelé le ministère public, qui réclame une peine de 20 mois de prison.

De son côté, la défense estime que la prévention concernant la diffusion n'est pas établie. Elle a aussi souligné le délai qui s'est écoulé entre la fin de la période infractionnelle et la comparution. "Mon client a mis ces quatre années à profit pour entreprendre une thérapie et se soigner", a déclaré l'avocat de la défense, qui demande, à titre principal, une suspension probatoire du prononcé et, à titre subsidiaire, un sursis probatoire.

Des mesures probatoires étant envisagées, le dossier sera examiné par un service spécialisé dans le traitement et la guidance des délinquants sexuels