Il avait déposé plainte dans le cadre de sa conférence annulée à Verviers

Le député N-VA et ancien secrétaire d'Etat Theo Francken a été entendu mercredi à Liège par la police fédérale dans le cadre d'une enquête visant la bourgmestre de Verviers Muriel Targnion, à la suite de l'annulation d'une de ses conférences en février 2019 dans la Cité lainière.

Le nationaliste flamand devait présenter l'un de ses ouvrages à l'hôtel Vandervalk-Verviers, mais il avait finalement annulé sa conférence. Sa venue avait en effet provoqué la vive hostilité de nombreux manifestants, réunis à l'appel de la FGTB de Verviers-Ostbelgien, notamment. La bourgmestre Muriel Targnion avait participé à la manifestation.

A l'arrivée de sympathisants de Theo Francken, du mobilier de la terrasse de l'hôtel avait été lancé et les forces de l'ordre avaient dû faire usage de gaz lacrymogène pour éviter les échauffourées. La voiture de l'ancien secrétaire d'Etat avait également été endommagée.

M. Francken a déposé plainte contre X pour ces dommages, tandis que l'organisateur de l'événement portait plainte contre Mme Targnion pour coalition de fonctionnaires, association de malfaiteurs, corruption, injures publiques et prise d'intérêts.

Theo Francken avait également demandé au ministre de l'Intérieur Pieter De Crem (CD&V) un rapport de l'Inspection générale de la police sur l'attitude de la bourgmestre, qui est cheffe de la police locale. Ce rapport avait notamment conclu que la présence de Muriel Targnion "n'avait pas créé une condition favorable à la sécurité, rendant la mission de la police d'assurer le maintien de l'ordre face à sa propre autorité, plus délicate voire difficile".

De son côté, Mme Targnion avait porté plainte contre X à la suite de menaces reçues après ces événements. Touchée psychologiquement, elle s'était fait remplacer pendant six mois au mayorat.