Verviers

Selon le parquet, la victime, violée par son père dans son enfance, n'aurait pu donner son consentement en raison du retard mental qu'elle présente et que le prévenu ne pouvait ignorer.

Le parquet de Verviers a requis, vendredi devant le tribunal correctionnel, une peine de 30 mois de prison à l'encontre d'un Malmédien de 38 ans. L'homme est poursuivi pour des faits de viols et attentats à la pudeur commis en 2017 sur une jeune fille de 19 ans présentant un handicap mental. Le prévenu avait fait la connaissance de la victime via un groupe d'amis le 22 août 2017. La jeune femme vivait alors une relation amoureuse difficile, tout comme le trentenaire. Tous deux avaient décidé d'aller boire un verre en soirée à Malmedy après être passés par l'appartement du prévenu..

Selon l'homme, ils s'étaient rapprochés au fil de la soirée et, alcoolisé, il avait fini par entretenir une relation sexuelle avec la jeune femme, consentie d'après le prévenu.

La victime, qui avait quitté l'appartement du Malmédien le lendemain vers 05h00, avait été entendue rapidement par la police et expliqué qu'elle avait été violée à deux reprises dans le salon, une fois avant d'aller boire un verre et la seconde à leur retour. Divers détails, accréditant cette thèse, avaient pu être corroborés par les enquêteurs et les équipes techniques de la police scientifique.

Selon le parquet, la victime, violée par son père dans son enfance, n'aurait pu donner son consentement en raison du retard mental qu'elle présente et que le prévenu ne pouvait ignorer.

Le parquet a pointé le déni du prévenu et son seul intérêt pour les conséquences personnelles de son acte et réclamé 30 mois de prison. La défense a plaidé le sursis probatoire.

Le tribunal rendra son jugement le 8 novembre.