Verviers

La victime avait révélé les faits à sa mère mais le prévenu avait nié le viol.

Le tribunal correctionnel de Verviers a condamné vendredi un multirécidiviste verviétois à une peine de 30 mois de prison ferme pour le viol de sa cousine handicapée mentale durant l'été 2013. Durant l'été 2013, le prévenu, qui bénéficiait d'un congé pénitentiaire, avait trouvé refuge dans sa famille. Il avait profité de la situation pour abuser d'une de ses cousines, âgée de 19 ans à l'époque et souffrant d'un handicapé mental à 66%, sa capacité intellectuelle étant celle d'un enfant de 8-10 ans.

La victime avait révélé les faits à sa mère mais le prévenu avait nié le viol.

La jeune femme était pourtant tombée enceinte et un avortement avait même dû être pratiqué quelques mois plus tard. L'analyse ADN du fœtus avait démontré que le trentenaire était bel et bien le père, le prévenu reconnaissant alors l'acte sexuel mais prétendait qu'elle était consentante.

Le parquet avait parlé de crime d'opportunité et réclamé deux ans de prison. Le tribunal a estimé que le prévenu méritait une peine de 40 mois de prison ramenée à 30 mois en raison d'un certain dépassement du délai raisonnable.

Cette peine s'ajoutera aux 66 mois encore à purger à la prison de Lantin, le parquet ayant sollicité l'arrestation immédiate vu le peu de collaboration du prévenu dans le dossier.