Voici deux mois que le cartel (MR-CDH-Nouveau Verviers et Bernard Piron), le groupe LIVE (ex-socialistes) et Ecolo discutaient de manière informelle en vue de former une nouvelle majorité.

Jeudi soir, Ecolo a annoncé à ses partenaires potentiels mettre fin au projet. Une décision qui fait suite aux différentes sorties médiatiques comme des postes d’échevins déjà désignés, "mais on s’est aussi rendu compte lors des discussions avec le cartel, des difficultés quand les Indignés (Muriel Targnion, Alexandre Loffet) rejoignaient la table, la dynamique n’était pas la même", explique le chef de groupe Ecolo Hajib Elhajjaji, qui souhaite "une majorité stable et fiable pour quatre ans".

Le pion indépendant Bernard Piron (ex-CDH) apparaît également comme un élément instable tandis que le comportement de l’échevin Freddy Breuwer (MR) lors du dernier conseil communal n’a rien arrangé. Une décision qui vient ramener le PS (avec qui Ecolo restait en contact) comme parti incontournable pour sortir de la crise.

Alors que le cartel, soit 15 membres, a réaffirmé son unité, il devient indiscutable que les dix élus PS, et les quatre écologistes vont devoir s’accorder au sein d’une Union communale, à cinq partis donc. Face à une crise qui n’a que trop duré, "il va falloir maintenant se réunir autour d’un projet de ville pour une majorité stable", assure Hajib Elhajjaji, qui deviendrait échevin.

Quant aux propos tenus par le cartel selon lequel les écologistes n’auraient pas souhaité discuter sur le fond, "C’est faux!", défend-il. "On a eu des discussions sur la Déclaration de politique communale (DPC), les gros projets avec la demande d’une étude complémentaire pour la Cité administ rative..."

Qui pour le mayorat ?

Parmi les propositions d’Ecolo figurent également : plus d’espaces verts, de pistes cyclables, la rénovation énergétique des bâtiments, la création d’une auberge de jeunesse, mais aussi répondre à l’urgence sanitaire et sociale, et enfin poursuivre les projets du CPAS... où il rejoint le PS.

Pour le chef de groupe PS Malik Ben Achour, "si la conclusion de ces cinq mois de crise est qu’il faut tous se mettre autour de la table, rassembler toutes les énergies pour un avenir commun, c’est qu’on aura tiré le bon parti de la crise. Comme disait Churchill : ‘il ne faut jamais gaspiller une bonne crise’".

Hasan Aydin (2e) pourrait alors ceindre l’écharpe mayorale, à moins de démissionner du conseil communal (en restant président du CPAS) et laisser la place à Malik Ben Achour (3e). Qui vivra verra !

Aude Quinet