Le tribunal correctionnel de Verviers a rendu un jugement dans le cadre d'un dossier de faux, usages de faux et escroqueries, commis au préjudice de magasins de bricolage. Quatre personnes étaient citées à comparaître dans le cadre de ce dossier. Les deux prévenus principaux, en détention préventive, étaient présents lors de l'audience de mai dernier.

Il était reproché aux protagonistes présents, d'avoir effectué de faux bons de commande puis de s'être rendus dans divers magasins de bricolage afin de se faire remettre la marchandise qui devait être payée par la suite. Le duo, qui se faisaient passer pour des entreprises existantes n'avaient aucunement l'intention d'honorer les factures. La marchandise était, elle revendue.

Selon le ministère public qui avait réclamé des peines de 18 et 20 mois de prison à l'encontre du duo, le préjudice total dépassait les 4.000 euros.

La prévenue avait reconnu les faits et expliquait avoir agi de la sorte alors qu'elle rencontrait différents problèmes familiaux. "Je travaillais dans l'horeca. J'ai perdu ma maman et j'ai sombré dans la drogue et l'alcool. C'est à ce moment-là que j'ai rencontré un ami de mon compagnon de l'époque. Ce monsieur s'est montré très bienveillant avec moi et m'a rendu quelques services. C'est aussi avec lui que j'ai commencé à consommer de la cocaïne", avait-elle expliqué.

C'est pour pouvoir subvenir à leur consommation que les premiers faits ont été commis. Les matériaux de construction étaient particulièrement prisés. Ils avaient notamment dérobé des outils, un double échafaudage, une bétonnière,?.

Si la jeune femme avait expliqué avoir presque toujours agi avec l'autre prévenu principal, ce dernier niait formellement une partie des préventions mises à sa charge et notamment un vol avec effraction commis chez son ancien patron. Malgré le fait que des objets dérobés avaient été retrouvés à son domicile, le prévenu avait nié son implication, à grand renfort d'explications farfelues. Des explications qui n'ont pas convaincu le tribunal que les a condamnés à 16 mois de prison avec sursis probatoire pour ce qui dépasse la détention préventive.

Les deux autres prévenus, impliqués dans une moindre mesure, ont écopé de peine de 14 et 8 mois de prison.