Deux jeunes hommes ont comparu mardi devant le tribunal correctionnel de Verviers, où il leur était reproché d'avoir agressé deux mineurs d'âge pour les extorquer leur GSM, des écouteurs et de l'argent. Les faits se sont produits durant la nuit de 19 août 2020. Deux adolescents ont été agressés par deux jeunes hommes qui leur ont dérobé leur GSM, de l'argent ainsi que des écouteurs sans fil, avant de prendre la fuite. Les adolescents ont immédiatement alerté la police avec laquelle ils ont fait un tour du quartier.

"Les deux jeunes ont formellement identifié leurs agresseurs, même si ces derniers s'étaient changés", a indiqué la substitut du procureur du Roi dans son réquisitoire. Le ministère public a également souligné que les prévenus avaient déjà été condamnés il y a quelques mois pour des faits de violence et de port d'arme.

S'ils avaient toujours nié être les auteurs de ces agressions, le seul prévenu présent lors de l'audience a reconnu les préventions. Le second, qui a refusé d'être extrait de sa cellule, a, fait savoir que lui aussi était en aveux.

Lors de l'audience, le jeune homme a expliqué que la veille déjà, ils avaient échangé des messages en vue de préparer quelque chose. Si leur cible n'était pas encore déterminée, ils avaient prévu et caché des vêtements pour se changer. Malgré les regrets exprimés lors de l'audience, le ministère public a réclamé une peine de deux ans de prison à l'encontre des deux jeunes adultes.

L'avocat du jeune homme présent a souligné la toxicité de la relation entre les deux hommes. "Après les premiers faits, mon client séjournait le plus souvent chez des tantes à Bruxelles. C'est lors d'un retour à Verviersqu'ils se sont à nouveau inventé une vie de gangsters, qui n'est pas la leur", a indiqué l'avocat de la défense qui demande une peine qui ne dépasse pas six mois de prison, au risque de voir le sursis précédent révoqué, ainsi que des conditions probatoires. L'avocat du second prévenu sollicite l'obtention d'une peine de travail, qui pourrait sortir son client de l'oisiveté.

Jugement le 24 novembre.