Il est accusé de plusieurs car-jackings

Le parquet de Verviers a requis, lundi devant le tribunal correctionnel de Verviers, une peine de deux ans de prison ferme à l'encontre d'un habitant de Saint-Nicolas, âgé de 21 ans, poursuivi pour trois car-jackings et tentative de car-jackings commis avec utilisation d'armes en février et avril 2017. Le prévenu, accompagné d'un complice, a admis avoir participé à un car-jacking en février 2017 lors duquel la victime s'était vue placer une arme de poing sur la tempe avant de recevoir un coup de crosse à la tête. Le Saint-Clausien nie cependant les violences exercées à l'encontre de la victime et les attribue à son complice dont il n'a pas voulu révéler le nom aux enquêteurs.

Deux mois plus tard, toujours accompagné, le prévenu a agressé dans le centre de Verviers, à deux heures d'intervalle, deux dames qui ont assisté à un concert. La première, qui a reçu du gaz lacrymogène dans le visage, parviendra à faire fuir les malfrats avant de quitter les lieux au volant de son véhicule. Elle a toutefois été contrainte de s'arrêter et d'appeler les secours tellement la douleur au visage était vive.

La seconde victime, qui était accompagnée d'une amie, a été dépossédée de sa clé de voiture. Cette dernière sera remorquée chez un dépanneur où elle sera finalement volée par le duo. "J'ai été soupçonnée de complicité par mon assureur. S'ensuivirent six semaines d'arrêt de travail avec des conséquences économiques et professionnelles importantes", a témoigné la victime.

Le prévenu, qui comparaissait détenu, a été placé sous mandat d'arrêt l'été dernier à la suite de faits de vols avec violence, coups et blessures et attentats à la pudeur commis dans le Carré à Liège. "Son ADN, retrouvé dans les deux véhicules volés, avait matché suite à une condamnation d'avril 2018 par le tribunal correctionnel", révèle le parquet qui stigmatise la personnalité du prévenu, sa persistance dans la délinquance et l'atteinte à la sécurité d'autrui pour réclamer deux ans ferme.

La défense plaide l'absorption avec une peine complémentaire pour les nouveaux faits ou une peine de travail, son client ayant déjà travaillé.

Le jugement sera prononcé le 27 janvier.