L'opposition PTB a demandé au collège de casser le contrat avec Indigo. "C'est juridiquement possible !"

Cela fait déjà des années que le groupe d'opposition PTB se bat pour du parking gratuit à Verviers.

Pourrait-ton voir la fin de privatisation du parking payant à Verviers ? Depuis la question posée lors des précédents conseils communaux par le chef de groupe Laszlo Schonbrodt, l’échevin de la Mobilité et des Finances Alexandre Loffet (PS) dit y réfléchir. Ce dernier aurait trouvé une possibilité juridique de rompre anticipativement le contrat d’exploitation du parking urbain par Indigo (la société qui a repris la gestion du parking à Besix), signé jusqu’en 2023. Resterait à calculer le coût des indemnités de rupture à devoir payer.

Lors du conseil communal de ce lundi soir, le parti des travailleurs a demandé au collège de s’engager à rompre ce contrat.

"Depuis le début de la privatisation de notre parking par le PS, poursuivie par le MR et le CDH, nous nous sommes opposés à ce projet", rappelle le chef de groupe PTB, Laszlo Schonbrodt. Il y a un moment que le PS a reconnu son erreur avec cette privatisation mais la majorité souhaite attendre 2023 (date de fin du contrat) pour reprendre la main sur le parking. Maintenant que nous savons que c’est juridiquement possible, il n’y a plus de raison d’attendre, il faut casser ce contrat le plus vite possible pour se réapproprier le parking, surtout en cette situation de Covid".
Le chef de groupe PTB est même allé plus loin en demandant la mise en place d’un système de parking gratuit sur l’ensemble de la commune. "Comme chacun le sait, le prix et l’agressivité des contrôles coûtent très cher aux Verviétois et fait fuir les gens de notre ville", poursuit-il. "Aujourd’hui, en pleine crise du coronavirus, nous devons demander à la ville des gestes forts pour soutenir sa population comme son commerce qui avait déjà beaucoup de difficultés avant le confinement."

Le groupe PTB a proposé de mettre en place un système de parking gratuit en se limitant à l’utilisation du disque de stationnement pour lutter contre les voitures fantômes.

Par rapport à cette gratuité, l'échevin de la Mobilité et des Finances Alexandre Loffet s'est dit totalement opposé. "Des zones bleues nécessitent beaucoup de contrôle pour assurer une rotation", insistant sur l'importance pour la Ville de continuer à disposer de recettes des hodorateurs. "Nous sommes plutôt pour un mix entre zone hodorateur et zone bleue".

Quant au contrat avec Indigo, "la clause prévoit un préavis de 6 mois en cas de rupture de contrat, et une charge pour la Ville de 653 000 euros pour racheter les investissements réalisés par la société privée. Ce n'est pas finançable tout de suite, d'autant qu'on aura une disparition de la redevance en même temps". Et de conclure : "On ne dit pas non, cela doit être calculé de manière plus affinée. Nous devrons poursuivre la réflexion". La majorité ne souhaitant pas voter la motion en l'état.

Sur proposition du chef de groupe PTB, la proposition de motion a finalement été reportée au vote lors du prochain conseil communal.