Liège

Ils violent une ado et filment leurs "exploits" puis, ils diffusent la vidéo sur Snapchat.

Sept jeunes sont arrêtés.À la fin du mois de mars, une adolescente d’une quinzaine d’années a vécu le martyre. La gamine a en effet été violée par plusieurs jeunes gens, dont au moins l’un d’eux n’a rien trouvé de mieux que de filmer ce viol collectif et de le diffuser sur les réseaux sociaux.

C’est ce cumul de la perversité et de la bêtise qui a valu à l’affaire d’être éventée et à la police, comme le révélaient nos confrères de RTL-TVI dimanche soir, d’interpeller les auteurs présumés de cet acte barbare.

Ces jeunes gens, dont le plus jeune n’a que 13 ans, ont en effet été arrêtés durant la semaine qui vient de s’écouler. Cinq de ces criminels, mineurs d’âge, ont été placés en IPPJ alors que les deux majeurs ont été placés sous mandat d’arrêt et dorment aujourd’hui en prison. Ils n’ont que 18 ans.

Tout commence donc à la fin du mois de mars où la gamine est violée par plusieurs personnes. Sur les bribes d’images diffusées sur Snapchat, on la voit dénudée, encerclée par ses bourreaux qui, eux, trouvent cela fort drôle. On rit, on s’encourage, on filme… Puis on diffuse ! La gamine, elle, ne bouge pas, probablement droguée au GHB, la drogue des violeurs.

Une plainte est finalement déposée et les individus sont rapidement identifiés, grâce aux images imprudemment rendues publiques, par au moins un des protagonistes. Ils ne peuvent pas nier et sont d’ailleurs passés aux aveux… Plusieurs d’entre eux sont, en effet, parfaitement reconnaissables sur les images. Parmi eux, l’un est filmé en plein acte sexuel, alors qu’un autre se trouve juste à côté de lui, le pantalon sur les chevilles… Tous sont arrêtés. Ils risquent de lourdes peines… Tout comme ceux qui ont regardé puis rediffusé ces images sordides. Partager les images du viol d’une mineure d’âge peut en effet aller jusqu’à 15 ans de prison.

Le dossier ayant été mis à l’instruction, le parquet de Liège s’est borné à confirmer l’info brute. Catherine Collignon, premier substitut et porte-parole, ajoute juste que la jeune fille a été prise en charge par le service d’aide aux victimes.