A l'occasion d'une question posée au ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne, il a dénoncé son "silence assourdissant". "Pas un mot de la ministre de l'Intérieur de tout le week-end. C'est un silence assourdissant. Je n'en suis pas revenu", a-t-il déclaré, expliquant qu'il faisait part de la sorte de ses "remontrances" indirectement à la ministre.

Plus tôt dans la journée, interrogé par LN24 en marge d'une manifestation de policiers dans la Cité ardente, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, s'est quant à lui étonné du peu d'arrestations qui ont eu lieu jusqu'à présent. "Quand je vois qu'il n'y a que deux personnes poursuivies, cela me pose question quand on voit le nombre d'images de surveillance. J'espère que le parquet ira plus loin", a-t-il dit.

"L'exploitation des images est en cours. Je ne doute à aucun moment du sérieux du travail réalisé par les enquêteurs", a répondu M. Van Quickenborne à M. Ducarme, exprimant au passage sa confiance dans les résultats de l'enquête.

Les circonstances des émeutes mais aussi le port du masque ne facilitent pas le travail d'identification et la seule présence à la manifestation suite à laquelle les violences ont été commises ne peut justifier une arrestation, a-t-il ajouté.

Le phénomène de ces émeutes urbaines semble en augmentation ces dernières années. Interrogé par Philippe Goffin (MR), le ministre de la Justice en collaboration avec sa collègue de l'Intérieur, Annelies Verlinden, a annoncé la mise en place d'une task force consacrée à ce problème dans les semaines qui viennent.

De son côté, Mme Verlinden qui a condamné les violences commises samedi se rendra, ce jeudi, à Liège. Elle sera accueillie par le bourgmestre de la Cité ardente, Willy Demeyer et le chef de corps de la police locale. Christian Beaupère. Au programme : visionnage de quelques images des émeutes et rencontre avec des policiers qui ont été blessés.