Nommée en novembre 2019 en remplacement de Muriel Targnion à la tête du Conseil d’Administration d’Enodia (ex-Publifin), Julie Fernandez-Fernandez se refuse évidemment à commenter les événements judiciaires de ces derniers jours.

"Je n’ai pas à commenter les décisions judiciaires", déclare la présidente du CA de l’intercommunale. "À titre personnel, le seul sentiment qui m’habite aujourd’hui, c’est celui d’un immense gâchis".

Ceci dit, lorsqu’on lui demande si ces inculpations, voire mises sous mandat d’arrêt ne sont pas symboliquement une rupture avec le passé, Julie Fernandez-Fernandez se veut très claire. "Le passé qui s’en va ? Mais cela fait plus d’un an que nous travaillons à cela. Que nous prenons les décisions qui s’imposent pour avancer. La volonté est de continuer à travailler en bonne entente avec les travailleurs et avec Nethys. Nous avons établi un plan stratégique qui inclut un processus de consultation de la province, des villes et communes. Vous voulez un autre exemple ? Le CA de Nethys a refusé d’accorder la décharge aux anciens administrateurs…"

Un futur passionnant

Pour rappel, en effet, en août dernier, Nethys avait pris cette décision qui, en finalité visait Stéphane Moreau, Pierre Meyers, François Fornieri et Jacques Tison qui sont, on le sait maintenant plus que dans le collimateur judiciaire… Ce refus autorise donc Nethys à leur réclamer des comptes devant la justice s’il venait à être établi que la société a été flouée.

Mais la priorité actuelle de la présidente est double. "D’abord nous avons pris contact avec les représentations du personnel pour corriger une série d’injustices. J’étais en fonction depuis 15 jours lorsque j’ai rencontré les délégués syndicaux. Ils m’ont dit que cela faisait 10 ans qu’ils n’avaient plus vu personne, et nous avons signé plusieurs protocoles d’accord."

L’autre priorité est évidemment de développer l’outil liégeois. "Je compte, avec l’ensemble des équipes du groupe, continuer à travailler à la remise en ordre d’Enodia/Nethys et au développement de cet outil économique essentiel pour Liège et sa région. Cette semaine, par exemple, nous avons une réunion des deux CA et ce, de manière conjointe. Vous savez, c’est bien plus passionnant de parler du futur que du passé."