Pour une première, c’était une première… Le conseil communal de ce lundi soir à Waremme s’est déroulé en vidéoconférence, via la chaîne YouTube de la Ville, crise sanitaire oblige.

Ainsi donc, passés les quelques soucis de connexion des uns et des autres, la séance a pu se dérouler. Une séance d’autant plus particulière qu’elle était précédée d’un conseil conjoint entre la Ville et le CPAS.

Comme à l’accoutumée et surtout comme le prévoit la loi, c’est par la présentation du rapport annuel sur les synergies entre les deux entités que la séance a débuté. Laquelle a été le fait du président du CPAS Luc Vandormael et des deux directrices générales concernées.

Rien de véritablement marquant à retenir de cette présentation si ce n’est toutefois certains aspects. À cet égard, on peut notamment évoquer des synergies réalisées telles que la finalisation du plan de cohésion sociale ou la mise à disposition de personnel et de matériel.

Il fut également question de la création d’un taxi social en collaboration avec la Ville (1 638 interventions, en baisse suite au Covid-19) mais aussi de chèques sport ou encore d’un service de dépannage pour les personnes âgées (123 interventions, en baisse).

Une situation déjà très critique avant la crise

Le président du CPAS a ensuite fait le point sur les subsides reçus à ce jour dans le cadre de la crise du Covid-19. Et ce tant de la Région wallonne, pour un montant total d’un peu moins de 45 000 euros, que du niveau fédéral, et ce pour un montant d’environ 150 000 euros.

" La situation avant la crise était déjà très critique pour les CPAS ", a souligné Luc Vandormael, faisant en l’espèce référence à l’augmentation du nombre de bénéficiaires du revenu d’intégration sociale, surtout entre 2008 et 2019.

Waremme n’échappe pas à ce constat qui est chiffré à + 56 % avec un nombre moyen de bénéficiaires estimé à 90 en 2019. " On ne connaît pas encore l’évolution jusqu’à la fin de cette année mais on prévoit 7 % d’augmentation en 2020 ."

Si le CPAS tient le choc, seule l’aide alimentaire ayant connu un véritable boom durant le confinement, la crainte d’un effet retard est épinglée. Et son président d’en appeler à des aides structurelles afin de faire face à la crise.