Jeudi matin, une délégation d'une dizaine de militants CSC de Waremme et de cheminots CSC-Transcom a mené une action de sensibilisation aux abords de la gare de Waremme. "Touche pas à mon guichet", cette petite phrase y était sur toutes les lèvres. En effet, beaucoup de navetteurs rencontrés par les militants CSC aux abords et sur les quais ont dit leur attachement aux guichetiers dont la présence rassure les uns, est le gage d’avoir la bonne information pour les autres ou tout simplement est indispensable pour l’achat d’un billet de train. "Je ne suis pas à l’aise avec les automates et je ne sais pas me service d’Internet", confie cette dame.

Accompagné du porte-parole de Navetteurs.be, une petite dizaine de militants CSC du secteur de Waremme et de cheminots de la CSC-Transcom, a invité les voyageurs à signer la pétition en ligne* réclamant l’annulation de la décision du conseil d’administration de la SNCB de fermer 44 guichets et de réduire les horaires d’ouverture de 37 autres.

"Nous avons, en une heure, croisé un très grand nombre de navetteurs qui nous ont confié leur désarroi face à la réduction des horaires du guichet de Waremme dont ils craignent à terme la fermeture complète", indiquent les militants CSC. "Les gens préfèrent le contact humain, ils disent que c’est l’essence même d’un service public."

Le guichetier permet d'avoir la bonne information sur les tarifs, les horaires, les correspondances... et est une aide pour tous ceux qui ne sont pas l’aise avec la digitalisation.

"De plus, la fermeture des guichets, ce sont à terme des emplois qui vont disparaître car chaque aîné qui part et qui n’est pas remplacé, c’est un jeune qui n’est pas embauché", insiste Marc Eyen, permanent CSC-Transcom.

En province de Liège, seule la gare d'Ans est concernée par la fermeture des guichets. Des réductions d'heures d'ouverture touchent également les gares de Huy, Liège Saint-Lambert, Spa, Visé, Waremme et Welkenraedt.