Vague d’annulations dans les hôtels

Certains hôtels préfèrent fermer plutôt que servir les repas dans les chambres. Exemple au Saint-Amour de Durbuy.

Vague d’annulations dans les hôtels

De nouvelles mesures s’appliquent au secteur hôtelier depuis ce lundi. Les hôtels peuvent toujours ouvrir, mais les repas doivent être servis en chambre. Un compromis loin de faire l’unanimité auprès du secteur, certains établissements préférant carrément fermer. "Les gens sont de plus en plus nombreux à décommander", constate Colette Ruchenne, gérante du Saint-Amour à Durbuy. "Trois-quarts des personnes qui avaient réservé pour la semaine de Toussaint ont annulé. On a donc pris la décision de fermer l’hôtel ce lundi. Nos chambres ne sont de toute façon pas adaptées : ce sont des chambres d’hôtel, pas des salles à manger. J’imagine mal un client manger un menu gastronomique sur un tabouret. Brader nos prix ne servirait à rien. On ne s’y retrouverait pas."

La semaine de Toussaint s’annonçait pourtant sous les meilleurs auspices, malgré les premières mesures imposées au secteur de l’Horeca. "Quand les restaurants ont dû fermer leurs portes, on a d’abord connu une première vague d’annulations. Puis une vague de réservations.

Depuis l’annonce des nouvelles mesures, l’hôtel contacte les clients qui ne s’étaient pas encore désistés pour les informer que l’établissement fermait ses portes. "Nous allons rembourser les acomptes. La période est déjà suffisamment compliquée pour tout le monde." Difficile pour l’instant de dire combien de temps cette situation durera. Mais les hôteliers ne se font guère d’illusion. "On espérait pouvoir reprendre pour les fêtes. Mais je doute qu’on puisse rouvrir et qu’il y ait de nouveau un engouement pour les magasins d’ici-là."

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