La fusion a été votée majorité contre opposition à Bertogne

La minorité réclame toujours une consultation populaire et continue à faire circuler la pétition

Nadia Lallemant

Au conseil communal de Bertogne, les débats sur les deux points relatifs à la fusion ont été pour le moins houleux.

D’emblée, Jacques Aubry, chef de groupe de la minorité, a rappelé que la fusion avait été imposée et que la population se sentait flouée. Il a évoqué la précipitation avec laquelle la majorité a fixé deux conseils communaux, les 29 et 30 juin, alors que la pétition venait d’être relancée sur le formulaire ad hoc.

Le mandataire a poursuivi en disant que le moment était venu pour les habitants de s’exprimer et a demandé le report du dossier. Le bourgmestre Jean-Marc Franco a souligné que le décret avait été respecté et que le collège n’avait pas agi dans la précipitation. Les deux conseils ont été programmés dès que l’inventaire a été terminé. La demande de la minorité a été rejetée.

Louis Vaguet a, de son côté, estimé que la minorité n’avait pas eu assez de temps pour réagir après la première pétition jugée non recevable sur la forme. Il a indiqué, par ailleurs, que le rapport de concertation commune-CPAS n’était pas disponible dès l’envoi de la convocation, comme le stipule le Code de la Démocratie Locale. Ce rapport a été envoyé avec sept jours de retard. La minorité devrait déposer, en s’appuyant sur cette entorse au règlement, un recours contre les décisions.

Le bourgmestre Jean-Marc Franco a précisé, de son côté, que la concertation commune-CPAS s’est tenue le 27 juin et que, dès lors, il était impossible de joindre le rapport plus tôt.

Louis Vaguet a insisté sur l'importance de la consultation populaire. "J'ai entendu un échevin dire que les gens ne sont pas capables de donner leur avis : ils le sont. On ne peut pas décider à leur place et leur imposer la fusion."

" Sur le fond, vous ne maîtrisez pas le dossier", lui a reproché le premier échevin Eric Demeuse. "Cette fusion comporte de nombreux avantages pour une petite commune comme la nôtre", a enchaîné le bourgmestre. Cela dit, si nous devons organiser une consultation populaire nous le ferons et cela coûtera entre 15 000 et 20 000 € à la commune." Au vote : majorité contre opposition.

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