Après le scandale Kinder, Ferrero produit enfin du chocolat: "On est heureux de pouvoir redémarrer"

Enfin de premiers chocolats à nouveau produits chez Ferrero Arlon. L’Afsca était là. L’enquête judiciaire se poursuit en Belgique et France.

L' Avenir
Après le scandale Kinder, Ferrero produit enfin du chocolat: "On est heureux de pouvoir redémarrer"
©EDA

Laurence Evrard, vous êtes la porte-parole de Ferrero, ce mardi, c’était un jour que vous attendiez?

Tout à fait ! On est très heureux de pouvoir redémarrer la production à Arlon. Les lignes redémarrent progressivement. L’usine a été à l’arrêt pendant trois mois, cela prend du temps, cela n’est pas juste appuyer sur un bouton. Toutes les lignes ont été démontées et nettoyées, ces fameuses 10 000 pièces. On remet progressivement les choses en marche. Les premiers produits commencent à sortir des lignes.

Des Kinder?

Ce sont des Schoko-bons, vu que l’usine d’Arlon est la seule usine à les produire au monde, c’était important.

Par rapport à la normale, quel est le pourcentage de lignes qui tournent?

Deux sont remises en route sur les sept lignes, le reste, ce sera fin de cette semaine, début de la semaine prochaine.

Quand cela tournera-t-il à 100%?

D’ici la mi-juillet.

Des camions vont déjà partir?

Non, les produits commencent à sortir des lignes, ils restent pour le stockage, (NDLR: c’est obligatoire pour l’instant), on verra quand les prochaines livraisons auront lieu. On ne sait pas encore le dire.

C’est que la réouverture est conditionnelle avec l’aval de l’Afsca?

Tout à fait, il y a cette autorisation conditionnelle de l’Afsca au travers d'une approbation de la conformité des produits. On va faire tous les tests comme on le fait d’habitude, et l’Afsca devra approuver ces tests de conformité, il y aura deux regards sur les produits avant qu’ils sortent de l’usine.

L’Afsca était là aujourd’hui?

Oui, ce matin et les choses se sont très bien passées.

Le personnel est là?

Tous les salariés sont de retour à l’usine. Cela ne date pas d’aujourd’hui, ils étaient là pour nettoyer l’usine. Comme on le fait chaque année, on va engager 250 saisonniers, 200 ont déjà été engagés. On prépare les fêtes de fin d’année.

A-t-on à présent identifié le problème?

La source du problème, c’est un filtre dans la cuve de beurre de vache.

On ne sait pas comment cela est arrivé?

Effectivement!

Des chiffres concernant les pertes pour le groupe Ferrero?

On n’a pas encore les chiffres. C’est un retrait qui a été mondial. La crise est partie d’Arlon et a été de grande ampleur. On n’a pas encore tous les chiffres.

Avez-vous des risques de procès à travers le monde et des gens qui portent plainte?

On a une enquête en Belgique, une en France aussi. Je n’ai pas d’autres infos. Ce sont des enquêtes publiques. On a des contacts avec des consommateurs qui ont été malades, ce sont des cas traités de notre côté.

Trois mois compliqués humainement?

Ce sont trois mois difficiles, tout cela a été très intense, d’où ce vrai bonheur de voir que tout redémarre. Le message: nous sommes convaincus que l’usine est sûre, comme les produits. C’est important de le dire aux consommateurs. Et qu’ils puissent avoir une vraie confiance.

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