Un Rochois de 40 se retrouve devant le tribunal correctionnel de Neufchâteau pour attentat à la pudeur sur une gamine de 10 ans. Celle-ci n’est autre que la fille d’un de ses amis. Alors qu’ils se trouvaient à bord d’une voiture sur le parking d’une grande-surface à Saint-Hubert, le prévenu aurait profité de l’absence du père, sorti acheter des cigarettes, pour se retourner vers la fillette et poser sa main sur ses parties intimes. Quatre plus tard, la jeune fille âgée de 14 ans a tenu à assister au procès.

 « Elle a mis plusieurs années à verbaliser ce qu’elle a vécu », souligne l’avocat de la partie civile Sylvain Danneels. « Elle est encore en plein processus de reconstruction. C’est nécessaire pour elle d’être confrontée à monsieur. » Le prévenu nie la prévention. Il affirme ne pas se souvenir s’être retrouvé dans une voiture avec la victime. Pour l’avocat de la partie civile, la fillette n’avait aucun intérêt à mentir. Elle aurait même demandé à ses premiers confidents de ne pas rendre l’affaire publique. Ses parents séparés et l’agresseur étant un ami de son papa, elle craignait de ne plus pouvoir voir son père. 

La défense avance une autre hypothèse : la jeune fille aurait menti par solidarité envers sa sœur aînée, celle-ci ayant par le passé accusé le prévenu de viol alors qu’elle avait 16 ans et lui 36. Un dossier classé sans suite. En attendant, le parquet réclame 20 mois d’emprisonnement. Jugement le 12 novembre.

N.P.