"Je vais aller les déloger un par un", annonce un riverain excédé

Jeudi matin, la nuit du réveillon n’était pas encore terminée pour certains. C’était notamment le cas à Stockem (Arlon), dans les anciens ateliers de la SNCB. 

Une rave party, illégale, était encore en cours jusqu'à ce jeudi. 

Entre 200 et 500 personnes, venues de Belgique, de France ou encore des Pays-Bas, occupaient les lieux. La musique était incessante depuis mardi minuit. Ce qui agaçait fortement les riverains qui habitent parfois à plus de 500 mètres des lieux. "On n’a pas su profiter de la nuit du réveillon ou de la journée, à cause du boucan permanent. Et ce mardi soir, c’était encore le vacarme. Même à 600 mètres de là, on entend comme si on y était. Je ne sais pas trop si j’irai travailler jeudi, je suis vraiment fatigué", commente Yves, très excédé par cette situation. Notre homme était même prêt à en découdre ce mercredi soir, ce qui n’est sans doute pas la meilleure solution. "J’en ai vraiment marre. Je pète les plombs. Je vais aller les déloger un par un. La police et la commune ne font rien. A nous de faire le nécessaire", commentait-il à chaud. 

Il faut savoir que la police a eu vent de cette rave party un peu par hasard. C’est en effet en patrouillant dans la zone que les policiers ont pris connaissance de cette fête non autorisée. En voulant rencontrer les organisateurs, les policiers ont même été pris à partie par certains fêtards. Un comportement qui pose question. Les autorités communales ont été averties, mais rien n’a été fait mercredi pour arrêter la fête et soulager les riverains. 

Ce jeudi, la police a finalement délogé les fêtards de force.