La commune de Habay a une fois de plus soutenu les différents acteurs du secteur de la Culture ce samedi. Evidemment, ce sont surtout les acteurs de terrain qui ont fait du bruit, en organisant d’abord une manifestation symbolique sur la Place du marché. Ils étaient ainsi une trentaine à s’être rassemblés pour entamer une chanson.

 « Les paroles ? En résumé, on exprime notre colère face au manque de considération de la part des élus envers notre secteur. On ne sait toujours pas où on va et ce que l’on pourra faire. Nous sommes encore les oubliés. Nous voulions faire autre chose, mais les forces de l’ordre nous ont rappelé qu’on ne pouvait pas », explique Pierre Fasbender, du Centre Culturel. 

Entre parenthèse, certaines personnes nous ont même dit que la police de Habay n’était pas du genre à badiner avec la loi. Sous-entendu, il vaut mieux obéir aux injonctions plutôt que de faire le rebelle. En attendant, crier, pleurer, attendre…voilà les principales choses à faire en ce moment pour ces personnes, bénévoles ou non. D’autres actions étaient programmées ce samedi. Non loin de là, le personnel de la bibliothèque organisait en effet une lecture un peu particulière. Pour ne pas dire absurde. « Au départ, quinze personnes devaient venir et s’installer pour écouter une histoire. Mais comme on nous l’a interdit, nous faisons la lecture, mais…devant personne ! Nous sommes en plein dans l’absurde, comme les mesures prises par nos élus », explique ainsi Morgane Thomine-Desmazures, chargée de projet. 

Comique, ironique comme situation, mais pour ces personnes, le mot « aberrant » est plus approprié. Enfin, direction le cinéma le Foyer. Ici aussi, 50 personnes devaient regarder un film projeté en plein air, devant l’entrée du cinéma. Plutôt que de risquer l’amende, la séance a été annulée pour le public. « On fait un cinéma en plein air, pour les oiseaux », ironise Laurence Bernard la directrice. Bref, 3 actions dans la commune qui ont le même but : rappeler que la Culture existe toujours. Tous ces gens ne demandent qu’une chose : avoir enfin des perspectives claires et précises pour l’avenir. Ce qui n’est pas encore gagné.