Le bourgmestre Marc Generet émet des réserves sur le projet d’Aspiravi 

Le projet d’implantation de cinq éoliennes, par la société Aspiravi, à proximité de l’autoroute E 25 et du village de Chêne-al’ Pierre dans la commune de Manhay, présenté récemment à la salle de l’Entente, a suscité de nombreuses réactions. Des dizaines de courriers ont été envoyés à l’administration communale et au promoteur.

L’impact paysager, les conséquences négatives sur la faune et la flore, de même que les risques de nuisances sonores et visuelles pour les habitations situées à proximité ou encore le bilan carbone réel de l’implantation d’un parc éolien ont, comme ailleurs, été abondamment évoqués.

Si le collège communal ne doit pas, à ce stade, émettre un avis, si ce n’est sur l’installation d’un mât de mesure de l’activité des chiroptères, le bourgmestre Marc Generet nous a confié qu’il souhaitait prendre les devants. Il rencontrera le directeur d’Aspiravi, probablement fin février.

"Je ne m’exprime pas au nom du collège communal, mais à titre personnel" , souligne-t-il. "Si un projet impacte négativement, d’une manière ou d’une autre la population, celle-ci doit bénéficier d’un return, comme, par exemple, disposer de l’électricité gratuite. On ne peut accepter que des sociétés, dotées de puissants services juridiques, développent pour leurs propres intérêts des projets qui portent atteinte à l’intérêt général."

Qu’il s’agisse d’Aspiravi ou d’autres promoteurs, le bourgmestre indique qu’il n’est pas acceptable que les communes soient ainsi mises devant le fait accompli.

"Les communes n’ont pas vraiment leur mot à dire. Les promoteurs contactent des propriétaires privés et fixent avec eux le prix de la location. Seuls ces propriétaires fonciers en sortent gagnants" , déplore-t-il.

Marc Generet précise qu’il n’est, bien sûr, pas opposé au développement d’énergies vertes pour autant qu’elles ne nuisent pas au plus grand nombre et qu’elles soient cadrées par les communes.

"Des alternatives, comme des panneaux photovoltaïques, placés en bordure de l’autoroute E 25, existent. Je les évoquerai avec le directeur d’Aspiravi lors de notre rencontre" , conclut -il.

Nadia Lallemant