Un homme de Pepinster comparaissait mercredi matin devant le tribunal correctionnel de Marche pour répondre du viol de sa cousine à Érezée. Tout a commencé en 2018 par de simples taquineries. Il avait 18 ans, elle, 15. "On jouait à s’ébouriffer les cheveux", explique-t-il. "Puis, c’est passé de l’ébouriffage aux caresses."

Le jeune homme ne conteste pas avoir entretenu des relations sexuelles avec sa cousine - par alliance. Mais il affirme qu’elle était consentante, voire demandeuse. Les deux jeunes gens ne partageaient pourtant pas d’affinités particulières en temps normal. Il ne s’en cache pas. "C’est quelqu’un avec qui je discutais de temps à autre." Et quand on lui demande s’il se rendait parfois dans la chambre de la jeune fille, il répond sans détour. "Oui, pour avoir des relations sexuelles."

L’avocat de la partie civile épingle la froideur et le manque d’empathie du prévenu. "La victime était considérée comme une expérience sexuelle dénuée de toute forme de sentiment ou de romantisme", souligne l’avocat marchois Luc Balaes. "C’est aujourd’hui une jeune femme majeure qui tente de se reconstruire."

Le parquet réclame un an de prison avec sursis probatoire, rappelant qu’il ne peut pas y avoir de consentement valable avant 16 ans. "La victime explique qu’elle était paralysée, pétrifiée par la peur", poursuit le substitut. Jugement le 26 mai.