Luxembourg Les métiers liés à la sécurité sont à l’honneur à l’Ecole Secondaire Libre de Saint-Hubert.

Comme d’autres secteurs d’activité, celui dédié aux métiers de la sécurité est en manque de personnel et recrute. Ça tombe bien. D’ici un an, de nouvelles têtes seront formées et pourront inonder le marché de l’emploi dans la Province ou ailleurs. Tout ça grâce à l’Ecole Secondaire Libre de Saint-Hubert.

"Début juillet, nous avons obtenu l’autorisation nécessaire qui nous a été délivrée par le Ministère de l’Intérieur pour créer une section sécurité. Il s’agit en fait de former des jeunes (18-25 ans) aux métiers liés à la sécurité. Ils apprendront ainsi quatre métiers en même temps, en plus de recevoir le certificat de qualification (7e année) : agent de gardiennage, gardien de la paix, steward (football) et secouriste industriel", confie Marianne Henon.

La directrice de l’établissement est également fière de cette nouveauté car rares sont les écoles de l’enseignement libre à proposer ce type de formation. "À ma connaissance, nous sommes d’ailleurs les seuls dans la Province. Sinon, il faut aller du côté de Ciney, Charleroi ou Namur par exemple. A Arlon, l’Itela la propose aussi mais cette école fait partie d’une autre filière de l’enseignement."

Bien que récente, cette nouvelle section a déjà attiré une dizaine de personnes. Suffisant pour pouvoir démarrer les cours. Le nombre maximum dans la classe peut s’élever à 25 élèves. Les places risquent donc d’être chères quelques jours avant la rentrée scolaire. Il faut savoir que ce secteur engage énormément. Dans un an, on peut affirmer que ces étudiants trouveront rapidement un emploi. "C’est presque certain ! Durant l’année, nous collaborerons avec une société de gardiennage (Vigicore) qui viendra donner quelques heures de formation. En juin 2020, je ne dis pas que tout le monde ira travailler chez eux mais c’est fort probable que d’autres sociétés similaires soient intéressées et viennent chercher nos futurs diplômés", conclut-elle. Et pour ceux qui le souhaitent à la fin de cette qualification, il leur sera également possible de se présenter ensuite aux différents concours pour entrer à la police.

La Zone de secours peut profiter de cette filière pour développer un nouveau concept. Le commandant Stéphane Thiry, de la zone de secours Luxembourg nous en parle.

Quel genre de cours donnerez-vous aux élèves ?

“On cible plus le métier d’agent de gardiennage et de secouriste industriel. L’idée est d’amener les élèves à avoir une bonne connaissance sur les incendies, comprendre le feu. Comment peuvent-ils se déclencher, apprendre la chimie du feu, etc. Et quelles sont les procédures à respecter en cas d’incendie, savoir agir rapidement en cas d’incendie lors d’un événement important…”

Peut-on envisager d’avoir de futurs pompiers au terme de cette formation ?

“Bien sur. Surtout qu’on en cherche constamment. Un autre secteur en pénurie. Elle peut ouvrir des vocations. Notre objectif, à terme, serait de développer un jour une 7eme dédiée entièrement à la formation de sapeur pompier. Il n’en existe actuellement qu’une seule dans le Brabant Wallon. Avec cette formation de gardiennage, gardien de la paix… on met, pour ainsi dire, le pied à l’étrier. De plus, on touche une nouvelle tranche d’âge (18-25 ans). A l’école du feu de Bastogne, l’école des cadets est plutôt destinée aux aspirants ayant 17-18 ans.”

L.T.