Ils ont grièvement blessé quatre personnes lors d'un bal puis ont provoqué une course-poursuite

Ce jeudi, la cour d'appel de Liège a condamné à Vincent Laurent, 48 ans, à 10 ans de prison, son fils, Julien Laurent, 25 ans, à 10 ans de prison et acquitté leur cousin, âgé de 26 ans, qui étaient poursuivis pour tentatives de meurtres et entrave méchante à la circulation commises lors d'un bal à Assenois dans la nuit du 19 au 20 août 2017. 

 Les magistrats ont confirmé la peine de Julien Laurent, mais doublé celle prononcé en instance à l'encontre de son père en soulignant le fait qu'il avait provoqué son fils alors qu'il aurait été le seul à, au contraire, pouvoir calmer sa violence. 

 Concernant le cousin de Julien Laurent, les magistrats ont estimé qu'il s'était désisté et qu'il pensait qu'ils revenaient sur place pour se battre à main nue et non pour foncer sur les gens. Il a été acquitté alors que le parquet général avait requis une peine de 8 ans de prison à son encontre. 

 Pour rappel, après une soirée arrosée, les suspects se sont rendus au bal d'Assenois.

Ils ont été mêlés à une bagarre. Ils ont ensuite repris leur voiture et ont quitté les lieux. Arès un accident qui a eu lieu à environ deux kilomètres des faits, ils sont revenus sur place. Le conducteur a foncé volontairement dans la foule à plusieurs reprises. Quatre personnes ont été percutées et grièvement blessées. 

A la suite des faits, une jeune fille de Redu a eu les jambes et le bassin fracturés. Elle a été opérée et garde des séquelles. Deux autres victimes, des garçons, originaires d'Offagne, ont également été blessés tout comme le vigile de la soirée. 

 Les auteurs ont ensuite pris la fuite et provoqué une course-poursuite avec la police. Ils ne se sont arrêtés que lorsque le véhicule n'a plus réussi à avancer près d'Auby-sur-Semois. 

 Les juges ont souligné que le conducteur du véhicule s'est notamment éloigné pour prendre de la vitesse et foncer à nouveau sur les victimes. Les magistrats ont aussi rappelé que les suspects avaient plaisanté concernant l'état des victimes lors de leur audition. Plusieurs des personnes touchées ont gardé de séquelles importantes après les faits. La cour a estimé que l'intention homicide était établie et a écarté la panique. Les magistrats ont toutefois estimé que le conducteur n'avait pas prémédité les faits.