Luxembourg Les riverains reçoivent des PV car le parking est saturé. La situation risque d’empirer l’an prochain.

En mars 2020, lorsque les transports en commun luxembourgeois seront gratuits, la gare d’Athus risque sans doute de recevoir un flux important de visiteurs. Et donc de véhicules. La question du parking se pose déjà aujourd’hui. Car celui-ci est saturé. Et notamment en raison des usagers auto/train qui laissent leur véhicule à proximité de la gare toute la journée. On les appelle les voitures-ventouses. Ce qui ne facilite pas la vie des riverains.

"On est obligés de se parquer assez loin de nos habitations, ou bien sur les trottoirs. C’est embêtant. Comment dois-je faire pour décharger les grosses courses, par exemple ? Bientôt, ma fille aura un bébé. Devra-t-elle se garer plus loin, à la rue du Panorama, et marcher avec le matériel qui va avec ?", se demande ainsi Nathalie. Et lorsque les riverains se gare où ils le peuvent, la prune n’est jamais loin. Normal, il faut aussi respecter le code de la route et les règles en matière de stationnement. Là-aussi, c’est un sujet sensible. "Récemment, un ami est venu à la maison. Il a évidemment été verbalisé, il s’est mal parqué. Pas le choix, il a dû mettre deux roues sur le trottoir. Plus personne ne viendra chez nous, rien qu’à cause de cela. Est-ce normal de subir ce genre de chose ? J’en ai moi-même fait les frais : 114€. Les PV rapportent de l’argent. C’est sans doute pour cela qu’on ne bouge pas du côté communal", pense-t-elle.

On l’entend, la situation est de plus en plus pénible pour ces habitants. Mais à la commune, contrairement à ce que certains pensent, on est prêt à agir. Sauf que… "Nous aussi, on aimerait que ça avance plus vite. Car de notre côté, nous sommes prêts. En effet, des plans existent depuis fin août pour réaliser un parking (environ 40 places) autour de la place des Martyrs. Macadamisés, un peu à l’image de ce qui existe déjà en face de l’école de la même place. Nous venons d’ailleurs de recevoir un avis favorable du DNF pour abattre les arbres qui gênent. Mais avant d’agir, il faut discuter avec la SNCB (propriétaire/gestionnaire du site). Une réunion est prévue dans une quinzaine de jours", précise l’échevin de la mobilité, François Kinard.

Face à cette problématique, la police fait son travail. “Nous sommes là pour que la loi soit respectée. Et la sécurité des piétons – et on sait que pas mal d’écoliers fréquentent la zone- est primordiale. On voit de tout dans ce quartier, et ce sont surtout les parents qui viennent déposer leur enfant qui sont en infraction. Au lieu de marcher, ils se garent n’importe où sur le trottoir, où ils mettent les 4 feux en plein milieu de la route”, précise la commissaire Deneffe. Il faut savoir qu’à l’arrière de l’école, il existe ce que l’on peut qualifier aujourd’hui de zone kiss&ride. La capacité est d’une quinzaine de places, uniquement réservées pour les dépose-minute, et surtout pas pour les voitures-ventouses. Un lieu qui peut, en partie, diminuer les infractions en matière de stationnement.

Quelle sera la situation d’ici quelques mois ? Nul ne le sait. “C’est difficile de le prédire. Mais pire, je ne pense pas. A un moment, ce lieu ne pourra pas absorber plus qu’il ne sait le faire. Une solution serait d’agrandir et de proposer des solutions adaptées aux automobilistes. Mais pour ce faire, il faut que les différents partenaires se réunissent autour de la table”, conclut-il.

L.T.