Un Bertrigeois de 63 ans est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Neufchâteau pour des attouchements sur une petite fille de 9 ans. 

La gamine a eu la malchance de chuter de son vélo devant la maison du prévenu. « Je me suis avancé pour la relever », explique-t-il devant le tribunal. « Quand j’ai senti son petit corps contre le mien, j’ai eu une pulsion sexuelle. J’ai commencé à la caresser. Puis je me suis rendu compte que je faisais une bêtise et je l’ai relâchée. » Ce n’est pas la première fois que le sexagénaire est visé dans un affaire de mœurs impliquant une petite fille. « J’étais parti pour être droit, et il a fallu que ça dérape. » Le prévenu a exprimé ses regrets et présenté ses excuses aux parents présents à l’instruction d’audience. Une attitude qui tranche avec certaines de ses déclarations durant l’enquête. « À notre époque, les gamines de cet âge-là font le nécessaire pour chauffer les hommes », aurait-il déclaré aux policiers. Le prévenu estimait que si la fillette ne s’était pas débattue, c’est parce qu’elle attendait qu’il aille plus loin. « Si elle n’a pas bougé, c’est parce qu’elle était morte de peur ! Elle a 9 ans ! », l’interpelle la présidente du tribunal, qui ne cache pas son inquiétude quant à la suite. « Comment faire pour que vous ne soyez plus un danger pour les petites filles ? » La défense envisageant des mesures probatoires, un centre de santé mentale doit se pencher sur le dossier et la personnalité du prévenu avant que le tribunal ne rende sa décision. Réquisitoire et plaidoiries ont été reportés au mois de juin.