Luxembourg Le vélo, le moyen de locomotion de plus en plus prisé par les travailleurs frontaliers.

À l’heure où on prône la mobilité douce, certains travailleurs frontaliers n’hésitent plus à utiliser le vélo pour se rendre au travail. Le nombre d’utilisateurs a d’ailleurs explosé ces derniers mois. Et comme la météo est assez favorable en ce moment… beaucoup ont décidé de changer leurs habitudes. C’est notamment le cas de Christian qui enfourche sa bicyclette par tous les temps.

"Même en hiver ! La voiture ? Je l’ai laissée au garage, je ne la prends que si mon vélo est en panne. Je fais ainsi presque 80 bornes par jour en aller/retour pour me rendre au travail", dit-il.

Et il y a quelques jours, un autre Arlonais - Laurent Magnus - a mis en ligne un parcours à vélo entre Arlon et Esch/Alzette, son lieu de travail. "Cela fait maintenant trois mois que j’ai abandonné la voiture pour le vélo", dit-il. Ses motivations ? L’environnement avant tout. "Ce choix de mobilité repose sur une volonté de diminuer mon impact écologique mais également de faire encore et toujours plus de sport. J’ai déjà 2 500 km au compteur. Ce qui fait 462 kg de CO2 en moins dans la nature, selon mes calculs."

Il faut dire que l’état des routes est quand même incomparable de l’autre côté de la frontière. "Marié et père de deux enfants, je tiens à ma vie. J’ai trouvé un trajet où je suis à 90 % sur des pistes cyclables pour éviter un maximum les routes où certains automobilistes ne manquent pas d’imagination pour gagner quelques minutes sur leur itinéraire de base. Ils ne se rendent pas compte, ils me mettent en danger. Le Luxembourg nous gâte sur la qualité de ses pistes cyclables et la Belgique commence à bouger, comme nous pouvons le voir sur le chantier menant à Steinfort", ajoute-t-il. Il conclut en signalant que la fatigue est compensée par l’aspect relaxant d’une belle balade à vélo. L.TR.

L.T.