Luxembourg Son installation, près de la rue Nizette, suscite l’inquiétude des Aubangeois.

L’aire réservée aux gens du voyage, avenue de l’Europe, à Mont-Saint-Martin, en France, aux frontières conjointes de la Belgique et du Luxembourg, déménagera prochainement. Il est prévu de l’installer route de l’Abattoir, toujours sur le sol français mais à proximité de la rue Nizette à Aubange.

"En France, les municipalités de plus de 5 000 habitants ont l’obligation d’aménager un terrain d’accueil pour les gens du voyage, précise Fabrice Marini, premier adjoint au maire de Mont-Saint-Martin. L’aire existante, située derrière le magasin Auchan, a une capacité d’accueil de 15 caravanes. Elle affiche complet et, comme les gens y séjournent en général assez longtemps, alors que le règlement prévoit qu’ils ne peuvent pas y rester plus de trois mois, un problème de manque de places disponibles se pose."

L’intercommunalité , qui gère l’accueil des gens du voyage dans cette région française, a pris la décision de délocaliser l’aire d’accueil de la municipalité de Mont-Saint-Martin. "Il est prévu de l’installer, toujours sur le territoire municipal, route de l’Abattoir sur un terrain plus spacieux, précise Fabrice Marini. Des travaux vont être réalisés afin de l’équiper d’une voirie d’accès et de sanitaires. En attendant, les gitans peuvent continuer à occuper le terrain de l’avenue de l’Europe."

Dans la commune d’Aubange, ce projet de déménagement inquiète les autorités communales. "La route de l’Abattoir débouche sur la rue Nizette, située dans notre commune, indique Véronique Biordi, première échevine à Aubange. Lorsque j’étais bourgmestre, des caravanes se sont déjà installées sur ce terrain privé et les nuisances étaient nombreuses. Elles étaient principalement liées à la gestion des déchets. Nous avions découvert plusieurs dépôts sauvages. Les allées et venues dérangeaient aussi les riverains tant et si bien que nous avions été contraints d’interdire l’accès à la rue Nizette en plaçant des plots pour empêcher les passages intempestifs. Si des vols ont, à l’époque, été signalés, on n’a jamais pu prouver qu’ils avaient été commis par les occupants de ces caravanes. "

N.L.