Luxembourg Vincent Léonard, chef de corps de la zone de police Semois et Lesse nous donne son sentiment

Certains riverains prétendent qu’une bande de jeunes sévit à Bouillon. Le chef de corps nous donne son avis.

Est-ce exact ?

"Disons qu’il y a effectivement un groupe qui pose problème et qui perturbe la quiétude habituelle. On connaît ces individus et… on les surveille. On applique désormais la tolérance zéro à leur égard. On ne tergiverse plus. Evidemment, on ne peut pas être partout et mettre en permanence un policier à chaque coin de rue. Quand ils sont parfois arrêtés pour avoir commis un délit, la procédure judiciaire se met en place. Certains d’entre eux ont déjà un dossier judiciaire. Et on vient récemment de remettre un dossier à l’instruction pour interpeller l’un d’entre-eux qui ne semble pas comprendre la situation…"

Justement, ils n’ont pas l’air de comprendre qu’ils dérangent le voisinage…

"Certains individus ont pourtant été poursuivis mais le système à ses limites. On ne peut quand même pas enfermer quelqu’un à vie parce qu’il a commis de petits délits. Une fois remis dans leur cadre de vie, c’est vrai qu’ils recommencent. Comme si ils s’en fichaient. Le fait de consommer de l’alcool ou de la drogue n’arrange rien aux choses."

A entendre certains, Bouillon est devenu infréquentable…

"Mais non. N’exagérons rien. Les gens s’emballent vite lorsqu’ils entendent ou constatent quelques problèmes liés à la violence, la délinquance, etc. Ils ont un sentiment d’insécurité permanent mais les problèmes que nous rencontrons ici sont quand même minimes comparés à d’autres villes. On fait vite d’un cas une généralité et les réseaux sociaux n’arrangent rien. Bouillon n’est bien évidemment pas le Chicago des années 30."

L.T.