Le sentier vicinal 44, situé entre la rue des Roches et des Hêtres à Bastogne, vient d’être remis en état par la commune. Ces travaux ont fait réagir le groupe Citoyens Positifs.  " Nous informons nos concitoyens de l’aboutissement d’un dossier vieux de quelques années et pour lequel notre groupe s’est mobilisé pour la simple défense du bon droit », soulignent-ils.

Ils rappellent que le conseil communal, après avoir voté le point visant à déclasser ce sentier, sans leur appui , a introduit, toujours contre leur avis, un recours au conseil d’Etat en novembre. La commune a été condamnée en décembre, par le tribunal de première instance de Neufchâteau, à remettre ce chemin en état et à l’entretenir, confirmant ainsi la décision du juge de paix de Bastogne.

 " Ces travaux devaient être réalisés sous peine d’une astreinte de 200 € par jour de retard", précisent-ils.  " Nous avons cherché à connaître les sommes dépensées par la commune en frais de justice et de remise en état. Cela se chiffre à quelques milliers d’euros dont pas moins de 5000€ en frais d’avocat."

Selon les mandataires de la minorité, ces dépenses auraient pu être évitées, si la gestion du dossier avait été plus ferme et donc efficace dès le début.  " En effet, ce sentier, en partie abîmé par un riverain, n’a jamais fait l’objet d’une injonction efficace de remise en état par la commune. Ce manque de suivi est dommageable pour les deniers publics. Gageons qu’à l’avenir, fort de cette leçon, un suivi plus particulier des chemins et sentiers de la commune sera effectué. Nous y serons vigilants."

Le bourgmestre précise qu’il ne s’agit pas là de l’aboutissement du dossier.  " Certes, nous avons procédé à des travaux d’empierrement et d’élagage mais le dossier n’est pas clos. En effet, il est toujours à l’examen au conseil d’Etat. Les conclusions seront bientôt déposées et le verdict sera, sans doute, rendu dans un an. Si nous obtenons gain de cause, les frais de remise en état seront à charge de cinq riverains."

Benoît Lutgen rappelle que ce chemin de trois ares n’était plus utilisé depuis longtemps et qu’il était prévu de céder les parcelles aux riverains. L’action en justice a été lancée car aucun accord n’a pu être trouvé. Cette décision a été prise dans l’intérêt général pour mettre fin à un conflit de voisinage.