La cour d’appel de Liège a condamné Michaël, 31 ans, un habitant de Bastogne à une peine de trois ans de prison avec sursis probatoire après l'avoir reconnu coupable d’avoir commis un viol par ruse sur une jeune femme de Libramont-Chevigny qui avait été probablement droguée à son insu. Dans la nuit du 18 au 18 janvier 2020, l’habitante de Libramont-Chevigny s’est rendue dans un bar situé à Bastogne. 

Alors qu’elle se trouvait sur place depuis quelques temps, elle a été filmée alors qu’elle quittait l’établissement en vacillant et titubant. Elle était aidée par un individu avant que deux autres n’arrivent. La jeune femme était si faible qu’elle a chuté au sol. Elle été redressée par un des trois individus qui l’accompagnaient. Sur les images de vidéo-surveillance, elle semble “amorphe” relève la cour. Elle a réintégré l'établissement pendant environ une demi-heure avant de ressortir avec trois personnes dont l’habitant de Bastogne. Le lendemain, la jeune femme s’est réveillée dans un appartement qu'elle ne connaissait pas. 

Elle a été mise en présence d’un homme qui a refusé de lui décliner son identité. Elle ne se souvenait de rien. Elle a compris qu'elle avait été violée. La victime a alors pris la fuite et s’est réfugiée chez une voisine. Elle était fort choquée parce qu’elle avait un trou noir. Elle ne se souvenait pas du tout de ce qu’il lui était arrivé. Elle a décrit le suspect qui se trouvait dans l’appartement à son réveil. La physionomie de ce dernier correspond à Michaël. L’expertise a confirmé que la jeune femme avait eu des rapports sexuels. Le suspect a été auditionné. Il a déclaré avoir eu des relations sexuelles avec la jeune femme sur le fauteuil du salon. Il a prétendu qu'il s'agissait de relations consenties. 

Il a déclaré que la jeune femme était fort tactile lorsqu’elle se trouvait dans le bar. Il a ensuite précisé qu’elle “était bien pétée”, “elle était vraiment soule, elle titubait de gauche à droite dans la ruelle.” La cour, tout comme le tribunal avant elle, a estimé que la jeune femme n’était pas dans un état la rendant apte à consentir “valablement et consciemment” à une relation sexuelle. Michaël a commis un viol. Les magistrats ont souligné l’extrême gravité des faits et l’atteinte grave portée aux personnes. La cour a tenu compte “de la nature des faits et de leur caractère odieux, en ce qu’ils traduisent un mépris inadmissible des valeurs et de la dignité humaine.