Un comité de défense vient de se constituer avec l’objectif d’empêcher son implantation

Les habitants de Langlire (Gouvy) sont en colère. En cause ? Le projet éolien de la société Eneco, dans le bois de Langlire, au lieu-dit Saint Pierre Hé. Il porte sur l’implantation de 20 éoliennes de 200 mètres de haut sur le plateau forestier situé entre les villages de Langlire, Baclain, Courtil, Bovigny et Provedroux. Un comité de défense vient de se constituer.

"Ce gigantesque projet menace la forêt et la quiétude de nos villages", s’insurge le porte-parole des opposants.  " Il n’a pas sa place sur un site de grand intérêt biologique. Chacune des 20 éoliennes représente deux fois la hauteur de l’atomium avec une masse enterrée de 40 tonnes de fer et plus de 1000 tonnes de béton. S’ajoutent à cela les travaux titanesques qui vont morceler la forêt pour créer les voies d’accès."

Selon le comité de défense, ce parc éolien va endommager de manière irréversible les massifs forestiers, les sous-sols, les écosystèmes, l’avifaune et l’habitat. Il redoute les nuisances sonores, l’effet stroboscopique de l’ombre des pales dans les maisons et le clignotement nocturne des lampes qui couronnent les mats.

Les opposants regrettent que les promoteurs se lancent dans une course effrénée pour ouvrir de nouveaux sites et offrent des loyers démesurés aux propriétaires fonciers au détriment des habitants et de leur cadre de vie. "La commune, propriétaire d’une partie des terrains, ainsi que des privés ont été approchés. Les privés ont accepté que dix éoliennes soient construites sur leurs parcelles", poursuit le porte-parole.

Véronique Léonard, bourgmestre de Gouvy, confirme qu’elle a été contactée par Eneco.  "Ce projet sera développé en zone forestière", souligne-t-elle.  " Il aura moins d’impact que s’il était implanté à proximité des habitations. La réflexion est en cours au collège mais il ne peut décider seul. La mise à disposition des terrains communaux au promoteur doit, en effet, approuvée par le conseil communal."

Le porte-parole d’Eneco indique, pour sa part, que suite aux contacts pris avec les propriétaires fonciers, le nombre de mats a été revu à la baisse.  "Il y en aura 16 au maximum. Les études sont toujours en cours. La demande de permis n’a pas encore été déposée. La première étape de la procédure portera sur l’étude d’incidence. La date de la réunion d’information n’a pas encore été fixée."