Bastogne : Il menace de couper des têtes !

Le prévenu a déjà été condamné pour avoir menacé et harcelé une précédente compagne

Sarah Rasujew
 Les faits s’étaient déroulés entre avril 2013 et avril 2017 mais s’étaient majoritairement déroulés en 2016, du côté d’Amay, Braives, Namur et Hannut.
L'avocat du prévenu n'avait pas du tout la même vision du dossier que les autres intervenants ©ÉdA – Florent Marot 

Ceylan, un Bastognard âgé de 44 ans, encourt une peine d’un an de prison devant la cour d’appel de Liège pour avoir harcelé, menacé et frappé son ancienne compagne. Il doit répondre d’une période infractionnelle située entre le 2er juillet et le 7 décembre 2021. Selon plusieurs intervenants, l’homme estimerait son rôle de patriarche de manière tout à fait rétrograde. En effet, selon sa compagne, il lui aurait interdit de travailler, de sortir, de voir des gens en dehors de ceux qu’il déciderait, mais également d’avoir des contacts avec sa famille. Une version totalement démentie par l’avocat du prévenu qui estime que l’on fait un procès d’intention à son client parce que ce dernier est d’origine turque.

En réalité, il n’en serait rien. Selon l’assistante de justice en charge de son dossier, l’homme se montrerait obsessionnel concernant son ancienne compagne. Elle l’aurait également vu à plusieurs reprises l’homme qui passait devant le domicile de la dame alors qu’elle s’y trouvait. Ceylan doit répondre d’avoir commis des menaces. Il aurait notamment déclaré qu’il “allait couper des têtes”, ou encore qu’il n’en n’avait rien à faire de la “justice belge.

Sa compagne a tenté de se remettre plusieurs fois en couple avec l’intéressé, mais c’était invivable. Elle a fini par filmer les menaces proférées par l’intéressé. Le parquet général a estimé qu’il s’agissait d’un dossier tout à fait particulier. “Je pense que l’on pourrait un jour se retrouver en cour d’assises avec ce monsieur”, a indiqué le parquet général.

La magistrate a évoqué le fait que le prévenu avait déjà été condamné en 2003 pour avoir harcelé et menacé une précédente compagne, mais aussi en 2019 pour avoir porté des coups à sa compagne. Lors d’une des scènes, le 18 octobre 2021, ils portaient tous les deux des traces de coups. Entendu, le prévenu a déclaré que son épouse peut aller dire bonjour à des amies mais qu’elle devait le prévenir. Il a aussi expliqué qu’il l’avait suivie, “sans le faire exprès.

Il nie les faits

L’avocat du prévenu a expliqué que son client se trouvait régulièrement à proximité du domicile de la dame uniquement dans le but de voir ses enfants. “Il ne l’a jamais empêchée de voir sa famille”, a estimé l’avocat. “Elle a une personnalité beaucoup plus forte que lui. Il travaille, elle fait ce qu’elle veut pendant la journée et comme elle veut.”

Selon la défense, l’homme n’aurait plus aucun intérêt pour la dame. “Il se moque éperdument de son ancienne épouse. Il va sur place pour voir ses filles. Son seul but c’est de voir ses filles.” L’avocat a plaidé l’acquittement ou une peine de travail. La cour rendra sa décision en février prochain.

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