Quatre vols ou tentatives de vols ont été commis en deux jours dans plusieurs quartiers.

Grosse frayeur pour un habitant de la rue des Hêtres à Bastogne, mercredi soir. Deux individus ont tenté de pénétrer dans sa maison par effraction. Un modus operandi tout à fait inhabituel selon la police Centre Ardenne.

"Ma mère a quitté la maison vers 18 h 30", explique Nicolas, le fils du couple de propriétaires. "Tous les volets étaient fermés et les malfrats ont, sans doute, pensé que la maison était inoccupée. Or, mon père se trouvait au rez-de-chaussée. Il a entendu deux ou trois gros bangs qui provenaient de la salle de bains."

Le Bastognard a constaté que la fenêtre de la salle de bains avait été brisée. Les pierres utilisées comme projectiles pour entrer par effraction se trouvaient dans la douche.

" Les deux voleurs ont pris la fuite quand ils ont entendu du bruit. Ils ne sont finalement pas entrés dans la maison. Mon père n’a pas vu de voiture démarrer en trombe."

Nicolas se rappelle qu’en 2013, la maison de ses parents avait déjà été la cible de voleurs. " Cette année-là, la porte avait été forcée. Les malfrats étaient entrés et avaient tout retourné pour chercher de l’argent et des objets de valeur. Ils étaient repartis avec 300 euros et des bijoux, dont certains, comme les alliances de mes grands-parents avaient une valeur sentimentale."

À la police de la zone Centre Ardenne, on déplore une recrudescence de cambriolages.

En deux jours, quatre vols ou tentatives de vols ont été commis dans des habitations. La rue des Hêtres n’est pas la seule ciblée. Des faits similaires ont été signalés dans d’autres quartiers de la ville de Bastogne.

"Nous n’avons pas constaté le même modus operandi partout lors des récents cambriolages", souligne un enquêteur. "Il arrive en effet rarement que l’on tente d’ouvrir une fenêtre en jetant des grosses pierres pour briser la vitre."

Sur les réseaux sociaux, certains internautes affirment avoir vu des personnes qui se promènent en ville avec des foreuses et des outils pour ouvrir les portes des habitations.

Nadia Lallemant