Les plaidoiries, prévues le 4 mai, au tribunal de la jeunesse à Neufchâteau, dans l’affaire de l’explosion du 29 août 2017 à Bastogne, se sont déroulées ce lundi, en l’absence des jumeaux Quentin et Julien, tous deux poursuivis pour coups et blessures involontaires. Mineurs d’âge au moment des faits, ils avaient, tous deux, été grièvement brûlés.

En novembre dernier, lors de l’instruction d’audience, réinterrogés sur l’enchaînement des faits ce soir-là, ils avaient répété qu’ils voulaient se préparer un repas et qu’ils étaient descendu à la cave pour changer la bonbonne de gaz. Ils n’avaient pas réussi à la refermer et en quittant la pièce, ils avaient voulu éteindre la lumière. Le contact avec l’interrupteur avait provoqué l’explosion.

"Les jumeaux n’étaient pas présents à l’audience en raison des mesures sanitaires liées à la pandémie", explique leur avocate Me Véronique Dury.  " Leur témoignage est identique à ce qu’il était il y a trois ans. Ils n’ont pas su refermer la bonbonne de gaz et l’explosion s’est produite lors du contact avec l’interrupteur."

Charlyne et Brandon, deux autres jeunes gens grièvement blessés, de même que quatre autres personnes préjudiciées se sont constitués partie civile. La jeune fille passait dans la rue quand l’explosion s’est produite. Elle avait été projetée contre une voiture. Brûlée aux bras et au torse, elle souffrait aussi d’une fracture du fémur. Elle garde des séquelles tant sur le plan physique que psychologique. Le jugement sera rendu le lundi 7 décembre.