Bastogne La réanimation serait menacée pour des raisons d’économie pendant la période intermédiaire.

La plupart des médecins de l’hôpital de Bastogne sont inquiets. En cause ? Le plan de réorganisation médicale commandé par la direction afin de trouver des synergies avec le centre hospitalier de l’Ardenne à Libramont.

"Nous avons rencontré la personne à qui cette mission a été confiée", explique un médecin. "La direction a l’intention de fermer des services qui fonctionnent bien comme la réanimation uniquement pour des raisons d’économie financière. La réorganisation s’appuierait également sur la réduction drastique d’autres services, comme la gériatrie ou la médecine interne."

Ces hypothèses de travail sont qualifiées d’inacceptables par les médecins qui défendent la qualité des soins de santé dans l’arrondissement de Bastogne. "Nous ne pouvons accepter cette réorganisation car elle se ferait au détriment de la population et de l’emploi au sein de l’hôpital", indique un autre spécialiste.

Autre motif d’inquiétude : les urgences. "Le projet de rénovation des urgences annoncé à plusieurs reprises ne s’est toujours pas concrétisé", relèvent-ils. "On nous a répondu que ces travaux devaient s’inscrire dans le cadre d’un amortissement dans le temps et qu’actuellement on ignore tout de ce qu’il adviendra du site hospitalier de Bastogne."

Contacté par nos soins, Yves Bernard, le directeur général de Vivalia, a confirmé qu’un plan de réorganisation médicale pour les hôpitaux de Libramont et de Bastogne était en cours d’élaboration. "Ce plan n’a pas encore été présenté au conseil d’administration", souligne-t-il. "Il est prématuré d’évoquer la réduction, voire la suppression de services. En ce qui concerne, les soins intensifs, la fermeture de lits ne peut être envisagée dans un hôpital aigu. Quant à la rénovation des urgences, elle est inscrite dans la liste des travaux prioritaires à réaliser pendant la période intermédiaire de Vivalia 2025."

L’organisation des PIT (Paramédical Intervention Team) de Virton et de Bouillon va être revue. En effet, ce service de l’aide médicale urgente ne fonctionnera plus avec des pompiers de la zone de secours Luxembourg.

“La zone de secours a dénoncé la convention qui la liait à Vivalia car la demande revalorisation salariale n’a pas été acceptée”, précise le directeur général de Vivalia. “Dès lors, nous avons décidé de nous tourner vers un opérateur extérieur.”

Cet opérateur extérieur n’est autre que la Croix-Rouge. Les 12 pompiers ambulanciers seront donc remplacés par des chauffeurs de la Croix-Rouge, lesquels accompagneront désormais les infirmiers dans leurs missions d’aide médicale urgente.

N.L.