L’annonce du projet de fusion entre les communes de Bastogne et de Bertogne a surpris les membres du groupe DéFI du district de Bastogne. Ils viennent de se réunir sous la présidence de Jean-Claude Crémer afin d’adopter une position commune.

"Le constat est très clair : il n’y a jamais eu le moindre mot dans les programmes électoraux, à Bastogne, et à Bertogne, au sujet d’une telle fusion, relèvent-ils. Les conseillers communaux des deux minorités ont été complètement ignorés. Ils ont été mis devant le fait accompli. Cette façon de faire interpelle et relève d’un profond déni de démocratie."

Ils estiment que si fusion il devait y avoir, le plus logique serait de fusionner des communes similaires comme Tenneville et Sainte-Ode. Ils soulignent qu’en France, les petites communes fusionnent très peu, mais vont vers des communautés de communes pour garder la proximité.

Le groupe DéFI tient à exprimer tout son attachement à la minorité de Bertogne, qui tente de réagir en essayant d’obtenir une consultation populaire.

"Il est vrai que le nombre de bourgmestres passerait de deux à un, mais le futur bourgmestre, si fusion il y a, verrait son salaire annuel passer de 39 276,32 € à 46 817,39 € bruts par an, alors que le salaire actuel du bourgmestre de Bertogne s’élève à 24 523,74 euros, relèvent-ils. Ces chiffres sont donnés sur base de la situation après les élections communales de 2018, et sans tenir compte des index et des différentes primes."

Selon DéFI, il y a encore d’autres chiffres à analyser. "Quand on navigue au-dessus de 20 000 habitants, on est vite à 25 000, et là sur les mêmes bases, les échevins seraient à 60 % du salaire du bourgmestre, soit 29 934,61 € par an. Si on fait le compte, le gain est difficile à chiffrer exactement."

DéFI est actuellement en ordre de marche pour le prochain scrutin, mais si la fusion a bien lieu, il craint qu’elle ne change toutes les perspectives pour les élections communales de 2024.

N.L.