Dans la foulée de la décision de principe prise à Bastogne et à Bertogne le 31 mars dernier, la procédure visant à fusionner les deux communes se poursuit. " Les réunions citoyennes sont à présent terminées, souligne le bourgmestre de Bertogne Jean-Marc Franco.  Le bilan est positif. Ces rencontres ont permis aux citoyens de s’informer, d’interroger les mandataires et d’échanger sur le sujet."

Le bourgmestre annonce que l’inventaire du patrimoine – voiries, bâtiments… - est en cours. " La décision définitive sur la fusion sera inscrite à l’ordre du jour d’un prochain conseil communal. La date n’a pas encore été fixée."

Quant à la pétition signée par plus de 1600 citoyens, elle a été transmise à la Région wallonne. " Cette pétition, lancée pour réclamer une consultation populaire, n’est pas valable car elle n’a pas été rédigée sur les bons documents et, dans sa forme, ne tient pas compte des directives du code de la démocratie locale. Elle n’est, dès lors, pas recevable. Nous n’avons, jusqu’à présent, eu aucun retour suite au courrier envoyé."

Le chef de file de la minorité, Jacques Aubry, annonce, pour sa part, que son groupe a décidé d’envoyer un dossier à la Région wallonne avec la pétition et la chronologie des démarches menées pour demander une consultation populaire. L’objectif poursuivi ? "Invalider le processus de fusion", précise-t-il.

Jacques Aubry rappelle ce que son groupe dénonce depuis le début à savoir que vu la taille très différente des deux communes, il s’agira en réalité d’une absorption et non d’une fusion. " Notre commune va disparaître. Cela implique une perte totale de la maîtrise du territoire. Ce projet n’était abordé dans aucun programme électoral. Il a provoqué de vives réactions car il a été négocié en secret. Cette manière d’agir va laisser des traces indélébiles si les deux majorités ne reviennent pas en arrière. Dans ce contexte, les réunions citoyennes ont été un fiasco."