Le conseil communal de Bertogne, placé sous surveillance policière, s’est déroulé dans une ambiance tendue, jeudi soir, à la salle de gymnastique de l’école de Bertogne.

A la suite de la démission du bourgmestre Christian Glaude, pour raisons de santé, son successeur, le premier échevin Jean-Marc Franco, a été installé dans ses fonctions mayorales. Le premier échevinat est revenu à Gretel Dequae-Schrijvers. La nouvelle échevine Christine Ney-Glaise et la nouvelle conseillère communale Valérie Vermeesch ont prêté serment.

Les trois derniers points de l’ordre du jour portaient sur le principe de la fusion avec Bastogne, la demande de consultation populaire et une interpellation citoyenne. Le chef de groupe de la minorité, Jacques Aubry a demandé de modifier l’ordre d’examen des dossiers pour que la fusion arrive en dernier, mais cette demande a été refusée par la majorité.

Jacques Aubry a rappelé ce que son groupe dénonce depuis le début à savoir que vu la taille très différente des deux communes, il s’agira en réalité d’une absorption et non d’une fusion.

" Notre commune va disparaître, a-t-il déploré. Cela implique une perte totale de la maîtrise du territoire. Ce projet n’était abordé dans aucun programme électoral. Il a provoqué de vives réactions car il a été négocié en secret. Cette manière d’agir va laisser des traces indélébiles si vous ne revenez pas en arrière. Dans ce contexte, les réunions citoyennes sont un fiasco : très peu de monde s’y intéresse."

Le bourgmestre Jean-Marc Franco a rappelé les arguments déjà développés. Il a souligné que la fusion apportera une qualité de vie aux citoyens et à leurs enfants. Elle permettra de dégager des moyens supplémentaires. Des projets nouveaux pourront se concrétiser. La proximité des services sera maintenue. Chaque village sera défendu et renforcé.

La minorité a déposé un amendement à la proposition de délibération . Rappelant que la population a exprimé son souhait – plus de 1600 personnes ont signé la pétition - d’être consultée sur une décision aussi fondamentale qui touchera sa vie quotidienne, le groupe a demandé que le conseil décide de soumettre à la consultation populaire le principe d’une fusion volontaire des deux communes. La demande a été refusée.

Le bourgmestre a précisé, d’une part, que la pétition n’était pas recevable, car elle n’a pas été rédigée sur les bons documents, d’autre part, que cette procédure lourde représenterait un coût important pour la commune tout en sachant que le collège ne serait pas obligé de tenir compte de l'avis de la population.

Le conseil communal a, dès lors, marqué son accord de principe sur la fusion, majorité contre opposition. En clôture de cette séance, Stéphane Latour, un citoyen bertognard, a, dans le cadre d’une interpellation citoyenne, déploré la manière de communiquer.