Bastogne - Vielsalm Ils ont démissionné du conseil médical et dénoncent une communication non concertée.

La présentation du projet de fusion des activités médicales des hôpitaux de Marche-en-Famenne et de Bastogne a fait bondir les médecins de l’hôpital Sainte-Thérèse. Le conseil médical de l’Ifac ne compte plus aucun représentant du site de Bastogne. Les médecins démissionnaires dénoncent une communication unilatérale et non concertée.

"Nous sommes très surpris par cette communication de nos collègues marchois", indiquent-ils. "En effet, les médecins de l’hôpital de Bastogne ont été les premiers à soutenir le projet Vivalia 2025 et ils continuent à le défendre. Cette proposition unilatérale ne correspond en rien aux décisions prises à la fois par l’assemblée générale des médecins et le conseil médical de l’Ifac, par le conseil d’administration de Vivalia et par le gouvernement wallon en date du 1er avril 2019, qui prévoit un investissement de 300 millions d’euros pour assurer la qualité et la proximité des soins de santé pour tous les habitants de la province."

Ils rappellent que dans le cadre de Vivalia 2025 il est prévu, d’une part, que le plan directeur de l’hôpital de Marche - financé à concurrence de 25 millions d’euros par le gouvernement wallon - renforce l’attractivité de l’hôpital marchois tant sur le versant médical que sur le plan de la patientèle, d’autre part, de renforcer les collaborations entre les hôpitaux d’Arlon, Libramont et Bastogne, dans la perspective de la création du Centre hospitalier régional Centre-Sud.

"Si le projet de fusion se con crétise, les soins aigus ne seront pas maintenus à Bastogne pendant la période transitoire" , dénoncent-ils. "Or, dans cette perspective, des travaux de rénovation de l’hôpital, notamment du service des urgences, sont programmés. Il ne s’agit donc pas de condamner Sainte-Thèrèse comme le suggèrent certains médecins marchois."

Les médecins de l’hôpital de Bastogne s’inscrivent pleinement, en toute cohérence, dans les décisions prises par les différentes instances précitées. Dès lors, ils ne comprennent pas la démarche de leurs collègues marchois, lesquels contredisent les décisions qu’ils ont eux-mêmes approuvées.

Nadia Lallemant