À l’initiative d’un habitant de Lierneux, des réfugiés ukrainiens qui fuyaient leur pays en guerre ont été secourus, mardi soir, à la frontière entre la Slovaquie et l’Ukraine.

"Un Bastognard s’est proposé pour organiser le transport en autocar, explique André Samray, bourgmestre de Lierneux. Vingt-six personnes, principalement des mamans et des enfants de la région de Lougzansk, ont été prises en charge. Une famille de cinq personnes a été accueillie dans un gîte dans la commune de Vielsalm. Neuf réfugiés ont été conduits à Houffalize. Les autres ont été dispatchés dans la commune de Lierneux."

Au centre Vayamundo, le directeur Robert Pepels explique qu’il a répondu, voici deux semaines, à un appel lancé par la commune de Houffalize. "Notre commune s’est associée à Lierneux, Gouvy et Vielsalm pour assurer l’accueil des réfugiés dans de bonnes conditions, souligne-t-il. J’ai proposé au bourgmestre Marc Caprasse de mettre à disposition deux appartements du centre de vacances. Cette aide humanitaire s’inscrit dans notre philosophie de tourisme social."

Vendredi soir, trois mamans et six enfants ont déposé leur maigre bagage dans le hall d’entrée du centre de vacances.

"Ils proviennent tous de Lougansk et parlent le russe et/ou l’ukrainien, poursuit Robert Pepels. Samedi matin, le bourgmestre leur a rendu visite en compagnie d’une dame de Nadrin originaire d’Ukraine. Cette rencontre avait pour objectif d’évaluer les besoins et d’expliquer les démarches à effectuer sur le plan administratif. Le s mamans devront, en effet, se rendre au Heysel pour se mettre en ordre. Elles disposeront d’un moyen de transport fourni par la commune ou par notre personnel."

La solidarité s’est organisée au sein du personnel de Vayamundo pour que les mères de famille et leurs enfants ne manquent de rien. " Au cours du week-end, une collecte de dons a été mise en place. Des poussettes, des vêtements, des jouets (…) ont été offerts par les membres de l’équipe. En ce qui concerne la nourriture et les produits d’hygiène, ils sont fournis par le centre, de la même façon que lorsque nous hébergeons, par exemple, une famille en difficulté."

Le directeur précise, par ailleurs, que la clientèle a été informée de l’arrivée des mamans et de leurs enfants originaires d’Ukraine.

"Nous avons expliqué à nos clients que ces mères de famille étaient, certes, soulagées d’être en sécurité avec leurs enfants mais en même temps désemparées car le chemin de l’exil a été semé d’embûches et parce qu’ elles ont laissé au pays leur mari resté pour combattre et une partie de leur famille. Elles ont hâte que la guerre se termine pour pouvoir rentrer chez elles."

Actuellement, Robert Pepels ignore pendant combien de temps les réfugiés ukrainiens résideront au centre Vayamundo. Ils pourraient y rester plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Il espère que d’autres centres de vacances et hôtels de la région mettront des chambres à la disposition de ces familles en détresse.

Nadia Lallemant