L’organisation et le concept ont été critiqués sur les réseaux sociaux notamment.

Dans le cadre du 75e anniversaire de la bataille des Ardennes, environ 1 300 coureurs se sont donné rendez-vous au Mardasson, dimanche, pour participer à la War Race, une course d’obstacles inspirée du régime d’entraînement des soldats.

Le concept ? La course se déroule au même endroit et dans les mêmes conditions qu’une bataille des deux guerres mondiales. À Bastogne, quatre parcours, de 5, 10, 15 et 20 kilomètres, jalonnés d’obstacles, étaient proposés aux endroits où les troupes alliées et allemandes ont combattu en décembre 1944 et janvier 1945. Une façon pour les organisateurs de rendre hommage aux héros de la Seconde Guerre Mondiale, en l’occurrence les libérateurs américains.

Un concept controversé qui a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. "Je me demande si le devoir de mémoire doit se faire ainsi", a réagi un internaute. "Il s’agit, en réalité d’une course marketing organisée sous l’effet du 75e anniversaire. Honte à ceux qui foulent ainsi les lieux de combat et de mort durant la bataille de Bastogne. Je suis un passionné de Bastogne et j’estime que ces lieux méritent le calme et le respect."

L’organisation a aussi suscité des réactions de certains participants, énervés en raison du départ postposé d’une heure. Ils ont fait part de leur mécontentement sur Instagramm. "Nous avons effectivement commencé la course avec une heure de re tard, confirme Jamy Bagheri, organisateur. Le top départ devait être donné à 9 h 30. La première vague de coureurs a quitté le Mardasson à 10 h 30. Nous souhaitions que les professionnels partent en premiers."

L’organisateur explique que le manque de personnel a posé problème. "Nous n’étions pas assez nombreux pour gérer une course d’une telle ampleur. Nous avons été contraints d’appeler les scouts en renfort. Des soucis se sont posés également au niveau des parkings. Ils ont été bloqués et les gens ont été orientés vers un parking au centre-ville. Des navettes ont été mises en place", conclut-il.