Le co-président ne soutient pas la pétition qui réclame l’élargissement de la bulle des 50

Le patro de Houffalize n’a pas revu sa copie, à la suite de l’autorisation accordée aux mouvements de jeunesse d’organiser les camps estivaux pour autant que le nombre de participants soit limité à 50.

"Dès le début, nous avons décidé d’annuler notre camp estival, prévu du 1er au 10 juillet, à l’école libre de Fraipont, pour des raisons sanitaires évidentes dans le cadre de la pandémie de coronavirus", explique Justin Bomboir, co-président du patro. " En effet, même si le nombre est limité, il n’est pas évident de maintenir une distance entre les enfants. Ces mesures auraient stressé les animateurs et les animés. La dynamique n’aurait pas été la même."

Alors que la limitation du nombre de participants pose problème à certains patros, à Houffalize, avec 35 enfants et 15 animateurs, le camp aurait pu se dérouler en respectant les mesures imposées. "La décision a été prise en interne avec l’équipe éducative", poursuit Justin Bomboir. "Les animateurs ne voulaient pas participer au camp. Les parents nous ont soutenus dans notre démarche. Le camp à Fraipont a été reporté à 2022."

Le co-président du patro houffalois ne soutient pas la pétition "Adaptons la taille de la bulle à la réalité de chaque section". Une pétition en ligne déjà signée par près de 15 000 personnes. "Le virus n’a pas encore disparu et le risque de contamination est bien réel. Je pense qu’il n’est pas opportun d’élargir la bulle des 50. Certains camps pourraient devenir des clusters épidémiologiques",conclut-il.