Selon son conseil, Me Jacques Mouton, il reste des zones d’ombre à éclaircir dans le dossier

La vie de Charlyne a basculé le 29 août 2017. Plus de deux ans plus tard, elle reste très marquée par ce qu’elle a vécu. Elle n’a pas encore pu reprendre une vie normale.

"Une expertise médicale est en cours afin d’évaluer le préjudice", précise l’un de ses conseils, Me Jacques Mouton. Elle garde des séquelles de ses brûlures mais aussi du choc causé par l’explosion. Le préjudice psychologique est important. Elle devrait suivre des formations pour tenter de trouver du travail mais elle ne parvient plus à se concentrer. Ses parents sont désemparés. Ils craignent qu’elle ne puisse plus mener une vie normale et que son avenir soit compromis."

Selon l’avocat, associé dans ce dossier à Me Renaud Molders, il reste des zones d’ombres dans cette affaire. L’instruction d’audience n’a pas permis de les éclaircir", regrette-t-il. "Les jumeaux n’ont pas répondu aux questions précises qui leur étaient posées. Ils ont répondu, à chaque fois, qu’ils ne se souvenaient pas de ce qu’il s’était passé."

Selon l’avocat, les bonbonnes de gaz qui ont été retrouvées dans l’habitation, après l’explosion, étaient fermées et cet élément qualifié de troublant contredit la version des jumeaux.

Toujours d’après Me Mouton, la cuisinière de la cuisine n’était pas raccordée à une bonbonne qui se trouvait dans la cave. "Les résultats de l’enquête entrent, à plusieurs reprises, en contradiction avec les déclarations de Julien et Quentin", relève-t-il. Je peux comprendre qu’ils aient oublié certains détails mais pas la raison pour laquelle ils se trouvaient dans la cave."

L’avocat de la famille de Charlyne demande, à tout le moins, que les jumeaux présentent des excuses à la jeune fille qui, ce soir-là, était au mauvais endroit au mauvais moment. "Elle n’était pas dans la maison, avec Julien et Quentin. Pour elle, le préjudice est terrible", conclut-il.