Bastogne - Vielsalm Une éleveuse de Maine Coon a lancé une pétition. Elle veut garder son statut d’amateur

Le projet d’arrêté du ministre Carlo Di Antonio, relatif au commerce et à l’élevage de chiens et de chats, ne fait pas que des heureux. Une éleveuse de Maine Coon, gestionnaire de la Chatterie Elegance Royal Coon dans la région de Bastogne, a lancé une pétition en ligne.

"Ce projet menace les petits élevages", déplore-t-elle. "En effet, il prévoit un changement de statut, avec toutes les contraintes qui y sont liées, pour les petits éleveurs qui ne pourront plus rester amateurs mais devront devenir professionnels."

Sa chatterie compte actuellement six chattes soit moins de 10 femelles reproductrices. Si l’arrêté entre en vigueur, avec le nouveau plafond fixé à cinq femelles, elle ne pourra, dit-elle, conserver son statut d’amateur.

"Le fait de passer professionnelle me dérange dans le sens où, d’une part, il faudra doubler la surface d’élevage, d’autre part, je devrai être accompagnée d’une personne formée à la socialisation des chats. Les frais d’extension et les charges salariales seront trop importants."

L’éleveuse a formé une association de fait avec d’autres éleveurs de Main Coon avec l’objectif de s’opposer au changement de législation. "Lorsque j’ai pris connaissance du projet d’arrêté, présenté comme un nouveau cadre pour le bien-être des chiens et des chats au sein des élevages, j’ai applaudi", explique Christelle. "Cela dit, si cette nouvelle législation est parfaite pour les grosses animaleries, elle pose problème pour les petits éleveurs qui n’ont pas les moyens d’engager des frais importants. Elle interpelle, par ailleurs, car elle prévoit que l’éleveur soit accompagné d’une personne formée en socialisation animale alors qu’à ma connaissance aucune formation de ce genre n’existe en Wallonie."

Les petits éleveurs inquiets demandent au ministre de revoir sa copie. "Avec ce projet, nous devrons soit nous débarrasser de nos compagnons à quatre pattes, soit devenir un commerce. Nous nous y opposons car il condamne les 377 petits élevages amateurs de Wallonie", concluent-ils.