Maxime, 26 ans, a été sauvé in extremis du suicide, samedi soir, à Bastogne: il voudrait remercier l'homme qui l'a empêché de sauter du pont. Faites-nous signe, nous ferons le lien !

Nous avons peut-être tendance à penser que les fins heureuses n'arrivent que dans les dessins animés de Walt Disney. Loin s'en faut, pourtant. Maxime en est un bel exemple. Voici son histoire.

Il a 26 ans, suit une formation pour devenir ambulancier et habite chez ses parents, à Bastogne (province de Luxembourg). Samedi dernier, en soirée, il a le cafard. Il subit un cyberharcèlement ces derniers temps suite à une histoire affective qui va trop loin. Il boit quelques verres dans un café pour noyer son chagrin. Vers une heure du matin, il sort du bar et décide de se diriger vers le pont du Ravel, route de Marche, à Bastogne. Il veut mourir. Sauter. Rien ne va, dit-il.

Il enfile sa capuche et ses écouteurs. Il enjambe la petite barrière et réfléchit environ trois minutes: "Ai-je le courage de sauter? Est-ce que je veux vraiment en finir?".

Il décide que oui. Il enlève doucement sa main de la barrière et fait un pas en avant dans l'optique de se jeter dans le vide.

Au même moment, un homme l'attrape par le bras puis saisit son corps entier en le tirant vers l'arrière avec une grande force. Il l'installe au sol en position latérale de sécurité. Vif, l'homme ne laisse rien au hasard: il téléphone aussitôt à la police et à une ambulance. En attendant les secours, cet inconnu prend les papiers d’identité de Maxime dans sa poche et lui dit: "Ça va aller Maxime, ça va aller, tiens bon. L'ambulance arrive".

Maxime pleurait comme un enfant, il faisait nuit et il ne souvient pas du visage de l'homme qui l'a empêché de commettre l'irréparable. Aujourd'hui, Maxime nous confie: "Cet homme m'a sauvé la vie en risquant la sienne. Avec mon poids, il aurait pu tomber avec moi. C'est un héros. Grâce à lui, je suis en vie et je voudrais le remercier car maintenant, je veux vivre. Il m'a redonné foi en l'humanité. Je désire tout recommencer à zéro dans mon existence grâce à cet homme. J'aimerais lui offrir une boîte de chocolat.

S'il se reconnaît, qu'il se manifeste. La policière m'a dit, une fois à l'hôpital, qu'elle ne connaissait pas l'identité de ce monsieur mais qu'il avait expliqué passer par là, par hasard, pour aller acheter des cigarettes. Cet homme m'a redonné foi en l'existence. Je veux vraiment le remercier. Qu'il se fasse connaître à votre rédaction!"

Ce mardi matin, Maxime va mieux: il est interné à Bertrix en hôpital psychiatrique et est entouré de professionnels et de sa famille.

Et si finalement, les miracles existaient bel et bien? En tout cas, samedi soir, un ange est passé à Bastogne … S'il lit ces lignes, le sauveur de Maxime peut contacter la rédaction par l'entremise de notre bouton Alertez-Nous.